Cheikh Moussa Kamara relie les succès du Sénégal au travail des académies

Au Sénégal, Cheikh Moussa Kamara défend le rôle des académies dans la progression du football national. Titulaire d’un diplôme d’éducateur sportif de deuxième degré ainsi que des licences CAF A et B, celui que beaucoup appellent « Big Boy » a travaillé à l’Institut Diambars entre 2004 et 2024, avant de rejoindre le Jaraaf.

Pour le technicien, les résultats enregistrés par les sélections nationales entre 2021 et 2025 s’expliquent en partie par le travail effectué dans les centres de formation. Comme l’a rapporté lesoleil, il affirme que beaucoup d’internationaux sénégalais sont passés par cette filière, en citant notamment Sadio Mané, Idrissa Gana Guèye, Krépin Diatta, Ismaïla Sarr, Habib Diallo, Pape Matar Sarr et Lamine Camara. À ses yeux, l’accès au très haut niveau passe désormais par ces étapes de formation (Cheikh Moussa Kamara).

Cheikh Moussa Kamara oppose ce modèle au football de rue qui dominait auparavant. Il explique qu’aujourd’hui, les clubs sont plus structurés, disposent de terrains synthétiques et disputent des compétitions dans les catégories U13, U15 et U17. Selon lui, les académies servent de base pour encadrer les jeunes joueurs et accompagner leur progression vers le professionnalisme.

Le formateur se félicite aussi de la multiplication des centres au Sénégal, tout en relevant que la dimension financière a pris davantage de place. Il soutient qu’à l’échelle mondiale, le passage par un centre de formation est devenu la norme pour les joueurs. Dans sa lecture, le parcours se fait de manière graduelle, avec une préformation, une formation puis une post-formation, l’objectif final étant la signature d’un contrat professionnel.

Il insiste enfin sur la place de la préformation, qu’il décrit comme la période des acquisitions motrices. D’après lui, cette étape conditionne une grande partie du potentiel futur du joueur. En avril 2026, le Sénégal avait d’ailleurs atteint la finale du Championnat Africain de Football Scolaire face à l’Ouganda, un rendez-vous suivi de près par les encadrements techniques du football de jeunes.

Cheikh Moussa Kamara estime qu’un joueur, même naturellement doué, doit continuer à travailler pour mettre en valeur ses qualités et ses points forts.

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