Cheikh El Hadji Malick Sy : le triptyque Savoir-Savoir-faire-Savoir-être pour former la jeunesse

La pensée de Cheikh El Hadji Malick Sy continue d’être présentée comme un modèle de formation spirituelle et sociale. Sa méthode de guidance associe l’instruction, l’activité utile et la qualité du comportement.

La réflexion sur Cheikh El Hadji Malick Sy et la jeunesse met en avant un besoin de repères dans une société en évolution. Le guide religieux accordait aux jeunes une place importante dans son projet de transmission et les appelait à prendre leurs responsabilités.

Le savoir comme point de départ

Pour Maodo, l’instruction constituait le premier rempart contre l’ignorance. La connaissance devait accompagner la spiritualité et permettre à l’aspirant de mieux comprendre son cheminement religieux. Cette approche associait également la culture et la transmission des connaissances.

Son projet reposait sur trois dimensions complémentaires : apprendre, savoir mettre ses connaissances en pratique et adopter une conduite exemplaire. La formation ne se limitait donc pas à l’acquisition de notions religieuses. Elle devait aussi préparer les jeunes à agir dans leur communauté.

Cheikh El Hadji Malick Sy avait ainsi organisé la diffusion du savoir à travers une élite chargée de former les populations, notamment les jeunes. Il considérait la connaissance comme une condition de l’attachement à la religion.

La spiritualité accompagnée par le travail

La religion, dans sa conception, ne justifiait ni l’oisiveté ni la dépendance matérielle. Le travail occupait une place centrale dans la vie du disciple, car il favorisait son intégration sociale et contribuait à son autonomie.

Cette vision liait le cheminement spirituel à une activité économique concrète. Cheikh El Hadji Malick Sy pratiquait l’agriculture pour subvenir à ses besoins et participer à l’effort collectif. Ses disciples étaient appelés à prendre part à cette dynamique plutôt qu’à rester dans une position passive.

Le modèle prophétique occupait une place importante dans cette articulation entre foi et activité. Le Prophète de l’Islam y est présenté comme un commerçant et un agriculteur, actif dans sa société et indépendant dans sa subsistance.

Le savoir-être et la responsabilité sociale

La finalité du parcours spirituel résidait aussi dans le comportement. Le disciple devait évoluer dans la société, respecter ses semblables et assumer les conséquences de ses actes. L’éthique devenait ainsi le prolongement concret de l’instruction et du travail.

Cette orientation concernait également la manière de faire face à la domination coloniale. El Hadji Malick Sy privilégiait la valorisation des richesses culturelles et cultuelles plutôt qu’une confrontation armée jugée inadaptée à la puissance du colonisateur.

Dans l’analyse publiée par Maodo. Le Savoir et relayée par EnQuête+, ce triptyque du savoir, du savoir-faire et du savoir-être structure la pensée et l’action de Cheikh El Hadji Malick Sy. Il y est notamment rapporté : « Pour aimer sa religion, il faut absolument avoir une connaissance ».

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