Cheikh Diba veut ouvrir le crédit-bail et l’affacturage à la microfinance au Sénégal

Pour de nombreuses entreprises, l’accès rapide à des équipements ou à de la trésorerie reste un frein quotidien. Devant les députés, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a présenté ce jeudi 21 mai 2026 deux projets de loi sur le crédit-bail et l’affacturage, avec l’objectif de faciliter le financement des entreprises sénégalaises, notamment les PME.

Le ministre a expliqué que le crédit-bail peut aider les acteurs économiques à investir sans payer d’emblée des coûts d’acquisition jugés trop lourds. Dans le même mouvement, il a défendu l’affacturage, qui doit permettre aux sociétés ayant des créances clients d’obtenir plus vite des liquidités. L’article publié par Sanslimitesn rapporte aussi cette déclaration de Cheikh Diba : les PME ne doivent plus être étouffées par le manque de financement.

Pour le gouvernement, ces deux instruments doivent soutenir l’économie réelle, renforcer les capacités d’investissement et accompagner la transformation économique du Sénégal. Cheikh Diba a aussi insisté sur un point précis : l’ouverture de ces dispositifs aux institutions de microfinance. Il y voit un levier pour toucher davantage les régions ainsi que les acteurs du secteur informel. Le ministre a souligné que ces structures sont présentes jusque dans les zones les plus reculées, ce qui, selon lui, peut améliorer la territorialisation des politiques publiques.

Concrètement, cette réforme vise à donner plus d’options aux petites entreprises qui ne passent pas facilement par le crédit bancaire classique. Elle pourrait aussi améliorer la trésorerie de sociétés qui attendent le paiement de leurs clients. Mais le ministre a reconnu que plusieurs freins demeurent, notamment les frais liés aux actes notariés, aux droits de mutation et aux droits de timbre. Il a indiqué que des études sont en cours pour mesurer l’effet de ces charges et envisager des mesures fiscales ou administratives d’accompagnement.

Cheikh Diba a enfin évoqué l’encadrement du commerce électronique au Sénégal. Il a rappelé l’existence d’une loi sur le commerce électronique et la protection des données personnelles, tout en mentionnant le rôle de plateformes agréées dans la sécurisation des paiements numériques. Il a aussi insisté sur la dimension communautaire de ces réformes, élaborées dans le cadre de l’UEMOA avec les États membres, des experts et des acteurs économiques, et a annoncé la mise en place d’un suivi permanent pour ajuster les mécanismes si nécessaire.

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