Chantage à la vidéo intime à Mbour : une lycéenne renonce à son baccalauréat sous la menace de son ex-copain

K. M comparaît devant la justice pour des faits de menaces et de chantage impliquant des vidéos à caractère intime. Il lui est reproché d’avoir fait pression sur son ancienne compagne afin qu’elle renonce à se déplacer à Ziguinchor pour y présenter les épreuves du baccalauréat. Le ministère public a demandé une peine de deux ans d’emprisonnement, assortie d’un sursis partiel, avec six mois à purger fermement.

Devant le tribunal des flagrants délits de Mbour, la jeune fille, élève en classe de terminale, a raconté les événements qui l’ont contrainte à renoncer à son examen. Elle affirme avoir été menacée par son ex-petit ami, qui aurait cherché à divulguer des photos et vidéos intimes dans le but de la forcer à reprendre leur relation amoureuse.

Interrogé à la barre, le mis en cause a confirmé avoir été en couple avec la plaignante depuis 2010, mais a rejeté les accusations formulées à son encontre. Il a affirmé que c’était elle-même qui lui avait transmis les images et vidéos en question, et a évoqué une séparation due à un simple « malentendu ».

De son côté, la partie civile a expliqué avoir pris l’initiative de rompre, une décision que son ex-compagnon n’aurait pas acceptée. Elle soutient qu’il lui aurait alors envoyé ses propres vidéos intimes en exigeant qu’elle le retrouve au campement de Nguékokh.

« Je devais partir à Ziguinchor pour composer au baccalauréat. J’ai finalement renoncé à ce voyage parce qu’il menaçait de diffuser mes vidéos auprès de ma famille si je ne venais pas le rejoindre », a-t-elle déclaré face aux juges.

Toujours marquée par ces événements, la jeune femme a demandé à la justice de mettre un terme à ce qu’elle qualifie de harcèlement, déclarant simplement : « Je veux qu’il me laisse tranquille. » Le représentant du parquet a, pour sa part, insisté sur la gravité de ces agissements, soulignant qu’ils portent gravement atteinte à la dignité et à la liberté des victimes. Il a réclamé une peine de deux ans de prison, dont six mois ferme.

Le délibéré est attendu pour le 21 juillet 2026.

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