« Pastef n’est pas un parti qui puise dans les caisses de l’État pour financer ses programmes. Chez nous, c’est haram. » C’est la déclaration forte faite par Ousmane Sonko, leader du Pastef et président de l’Assemblée nationale, lors d’une tournée à Touba. Devant des centaines de partisans venus l’écouter, il a martelé ce principe qu’il considère comme un interdit religieux, sous les acclamations de la foule.
Cette prise de position survient dans un contexte particulier, alors que la coalition Diomaye Président, qui a porté au pouvoir le président Bassirou Diomaye Faye, est en pleine réorganisation. Le financement de ce processus suscite des interrogations chez certains observateurs, qui se demandent d’où viendra l’argent nécessaire à la restructuration du mouvement.
Un engagement de longue date
Pour Ousmane Sonko, cette ligne est une constante. Dès 2014, les textes fondateurs du Pastef prônaient déjà un encadrement strict des fonds publics. Plus récemment, à l’Assemblée nationale, il a cité l’exemple de 1,77 milliard de francs CFA à la Primature pour illustrer les montants qui devraient, selon lui, être soumis à des mécanismes de contrôle. Il a également rappelé que cette orientation figurait dans les programmes présidentiels de 2019 et de 2024 de la coalition Diomaye Président.
Selon Masses et Simbandi, ainsi que pressafrik, qui rapportent ces propos, le leader du Pastef a insisté sur le fait que son parti ne recourt jamais à l’argent de l’État pour ses activités. La rencontre de Touba s’est tenue devant une foule nombreuse, acquise à ses convictions.
L'actualité du Sénégal dans votre poche
Téléchargez l'app gratuite et suivez l'info en temps réel.




