L’hommage rendu par le président Bassirou Diomaye Faye à Abdoulaye Wade à l’occasion de son centenaire n’était pas qu’une simple commémoration. C’est ce qu’affirme Imam Kanté, chroniqueur sur Senenews, dans l’émission « Actu ak Diné ». Selon lui, il y avait un agenda politique derrière cet événement pour le chef de l’État.
Imam Kanté rappelle que certaines franges de Pastef ont longtemps considéré les dirigeants de 1960 à Macky Sall comme des prédateurs. L’hommage à Wade, figure du Parti démocratique sénégalais (PDS), bouscule cette posture. Pour le chroniqueur, la reconnaissance n’attend pas le nombre des années : « Ce ne sont pas les 100 ans qui posent problème, car à 25 ans on peut décorer une personnalité. »
Le chroniqueur dresse un portrait contrasté de l’ancien président, qu’il qualifie d’« ange et démon ». Il salue le brillant intellectuel, souverainiste, grand économiste et avocat ayant contribué au multipartisme au Sénégal. Mais il juge sa gouvernance « assez chaotique », précisant que c’est le rejet de ce système qui a amené Macky Sall au pouvoir en 2012 sous le slogan « c’est tout sauf Wade ».
Imam Kanté se montre sceptique quant aux alliances que le pouvoir tente de nouer avec le PDS et Karim Wade. Selon lui, l’opposition résiduelle ne donnera pas à Diomaye Faye ce qu’il recherche, ouvrant la voie à des tractations politiques complexes.
Dans une contribution publiée par Senenews en juin 2026, Abdoulaye Bamba Gningue, président du FPR – YOON WI, défendait déjà une lecture nuancée de l’héritage de Wade, associant pluralisme, alternance et controverses.
