La Coupe du monde ne comptera aucun représentant africain dans le dernier carré. Dernière sélection du continent encore en lice, le Maroc a été éliminé en quart de finale après sa défaite (2-0). Au total, les dix équipes africaines engagées quittent la compétition avant les demi-finales. « L’Afrique n’a pas encore atteint le très haut niveau », selon Cheikh Omar Aidara
Pour le consultant sportif Cheikh Omar Aidara sur Sud Fm, cette nouvelle désillusion s’explique principalement par deux facteurs, la formation et l’organisation.
A l’en croire, le football africain n’a pas encore franchi le cap du « très haut niveau».
« Il y a plusieurs catégories dans le football international. Le football amateur, le niveau professionnel, le haut niveau et le très haut niveau. Nos équipes évoluent aujourd’hui au haut niveau, mais n’arrivent pas encore à atteindre le très haut niveau. Or, la Coupe du monde se joue aux standards du très haut niveau », analyse-t-il.
Le consultant pointe également des insuffisances sur le plan du management et de l’organisation des sélections africaines.
« Nous avons souvent une gestion maladroite, avec des manques au niveau des staffs techniques et de l’organisation. Cela finit par se répercuter sur le terrain », estime-t-il.
Cheikh Omar Aidara appelle ainsi à une remise à plat du système de formation et de la gouvernance des équipes nationales. Il regrette notamment que les sélections africaines restent davantage tournées vers l’aspect défensif.
« Ce sont des équipes qui n’arrivent pas à tuer les matchs. Elles disposent de joueurs à forte valeur intrinsèque, mais le collectif ne répond pas toujours présent pour faire la différence dans les grandes compétitions », souligne-t-il.
Pour le consultant, seule une amélioration de la formation à la base, combinée à une meilleure organisation des sélections, permettra aux nations africaines de franchir un nouveau palier et de prétendre un jour remporter la Coupe du monde.
