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Catalogne: L’Espagne lance un mandat d’arrêt européen contre Puigdemont

La justice espagnole a lancé vendredi soir un mandat d’arrêt européen contre Carles Puigdemont. De son côté, le président catalan destitué a fait savoir qu’il était prêt à se livrer « mais à la vraie justice », en Belgique, lors d’une interview enregistrée pour la télévision belge en fin d’après-midi. Il a également affirmé qu’il était « disposé » à se présenter aux élections anticipées convoquées en décembre.

Le jeu du chat et de la souris continue. L’Espagne a lancé un mandat d’arrêt européen, vendredi, contre Carles Puigdemont, le président catalan destitué qui s’est exilé à Bruxelles cette semaine avant sa comparution en justice pour répondre de son rôle dans le projet indépendantiste en Catalogne.

La juge madrilène chargée d’instruire le procès de la marche de la Catalogne vers la déclaration d’indépendance du 27 octobre a émis un mandat pour « rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance à l’autorité ». Le parquet fédéral belge a confirmé la réception du mandat d’arrêt. « On va l’étudier, puis il sera donné à un juge d’instruction », a expliqué un porte-parole du parquet fédéral, Eric Van der Sijpt.

Il vise Carles Puigdemont et quatre de ses « ministres » repliés en Belgique alors qu’ils devaient être entendus par la magistrate jeudi avec 13 autres membres de l’ancien exécutif catalan et six membres du bureau du parlement régional.

« Je vais aller à la justice, mais à la vraie justice »

Presque au même moment, Carles Puigdemont dénonçait « l’énorme influence de la politique sur le pouvoir judiciaire en Espagne », dans une interview en français enregistrée en fin d’après-midi et diffusée à 20 h sur la chaîne belge RTBF.

« Je vais aller à la justice, mais à la vraie justice. […] J’ai dit à mes avocats d’exprimer à la justice belge que je suis complètement disposé à collaborer », a expliqué, en français, le président déchu de l’exécutif catalan dans un entretien exclusif diffusé ce vendredi soir sur la télévision belge et enregistré en fin d’après-midi.

À l’opposé, la justice espagnole est « bien évidemment politisée », a-t-il souligné. Selon Carles Puigdemont, les garanties n’existent pas d’« avoir une sentence juste, indépendante, qui puisse échapper à cette énorme pression, à cette énorme influence de la politique sur le pouvoir judiciaire en Espagne ».

« Je veux être un messager pour nos concitoyens »

Démis de ses fonctions par Madrid le 27 octobre, quelques heures après la proclamation unilatérale de la « république » catalane, Carles Puigdemont s’est rendu en Belgique lundi alors qu’étaient concrètement enclenchées les mesures de mise sous tutelle par Madrid des institutions catalanes.
Avec ouest-france.f

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