L’avenir du football africain se joue aussi sur le terrain du développement. Du 7 au 9 octobre 2026, les principales figures du football continental se retrouveront à Santa Maria, sur l’île de Sal, au Cap-Vert, à l’occasion de la Conférence stratégique de la Confédération africaine de football (CAF).
La rencontre, convoquée sous la direction du président de la CAF, Patrice Motsepe, réunira les présidents des 54 associations membres, les responsables des unions zonales, les membres du Comité exécutif de la CAF, les entraîneurs des sélections nationales ainsi que des experts internationaux du football.
Tirer les leçons du Mondial 2026
Cette conférence intervient après une Coupe du monde 2026 historique pour le football africain. La CAF entend notamment analyser les performances des représentants du continent et identifier les leviers permettant de maintenir cette dynamique à l’horizon 2030. Selon la Confédération, neuf des dix sélections africaines engagées ont atteint la phase à élimination directe.
L’objectif affiché dépasse donc les seuls résultats des équipes nationales. Il s’agit de réfléchir au développement des joueurs, à la formation des entraîneurs, aux compétitions, aux infrastructures et à la construction d’écosystèmes footballistiques durables dans les 54 associations membres.
Le Cap-Vert, symbole d’une progression
Le choix du Cap-Vert comme pays hôte revêt également une dimension particulière. Qualifiée pour la première fois de son histoire à la Coupe du monde 2026, la sélection des « Requins bleus » incarne les progrès réalisés par une nation disposant de moyens limités mais ayant investi dans le développement de son football.
Le programme de développement de la FIFA a notamment contribué au financement d’infrastructures, au renforcement du football de base et au développement des joueurs cap-verdiens.
À Sal, les discussions devront ainsi permettre de transformer les enseignements des dernières années en actions concrètes pour renforcer durablement le football africain.
L’horizon est déjà fixé : 2030. La CAF veut s’appuyer sur les progrès enregistrés pour consolider les compétitions africaines et permettre aux sélections du continent de continuer à rivaliser au plus haut niveau mondial.
En clair, à Sal, le football africain ne parlera pas seulement de victoires et de défaites : il sera surtout question de formation, d’infrastructures, de compétitions et de développement.


