Ça y est ! Diomaye Faye en mouvement ! Par Oumou Wane

« Je ne m’arrêterai que lorsque chaque Sénégalais aura ressenti une amélioration réelle et tangible sur son quotidien. »
Voilà une phrase que j’avais besoin d’entendre.

Pas parce qu’elle efface les difficultés du Sénégal. Elles sont là, nous les connaissons, nous les vivons. Depuis des mois, les chiffres sont posés sur la table, les alertes se succèdent et la situation de nos finances publiques nous est décrite avec une gravité qui ne laisse plus beaucoup de place au doute.
Nous avons compris.
Mais à force d’expliquer à un pays qu’il est au fond du trou, il finit parfois par oublier qu’il peut en sortir.
La vérité est indispensable en politique. La confiance l’est tout autant.

Car comment demander à un entrepreneur d’investir s’il est convaincu que tout va s’effondrer ? Comment attirer des capitaux si le premier récit que nous faisons de notre économie est celui de sa fragilité ? Comment demander à une jeunesse déjà inquiète pour son avenir de continuer à croire que quelque chose est possible ici ?

On ne gouverne pas un pays uniquement avec un diagnostic. À un moment, il faut aussi lui montrer la sortie.
C’est pourquoi j’ai envie de retenir les mots prononcés par Bassirou Diomaye Faye à Washington. Et surtout le mouvement qui les accompagne.

Washington avant-hier, Abu Dhabi hier. Des discussions avec le FMI, des rencontres avec des partenaires, la recherche de financements, la volonté annoncée de régler les arriérés dus aux entreprises et de remettre de l’argent dans une économie qui en a terriblement besoin.

Qu’il y aille. Qu’il frappe à toutes les portes qu’il faudra.
Qu’il défende le Sénégal partout où des investissements, des financements, des marchés et des opportunités peuvent être trouvés.
C’est aussi cela que l’on attendait de notre Président.

Évidemment, une déclaration ne remplit pas un réfrigérateur. Un voyage officiel ne crée pas, à lui seul, des milliers d’emplois. Et les Sénégalais jugeront cette promesse comme toutes les autres : à ses résultats.
Mais avant les résultats, il faut aussi créer les conditions pour qu’ils deviennent possibles. Et la confiance en fait partie.

J’ai souvent pensé que Bassirou Diomaye Faye retenait trop sa parole. Peut-être était-ce sa manière d’habiter la fonction. Peut-être fallait-il du temps. Mais dans la période que traverse le Sénégal, le Président ne peut pas seulement être celui qui arbitre. Il doit aussi être celui qui entraîne.
Celui qui dit : oui, la situation est difficile, mais nous allons relever tous les défis !

Celui qui donne envie aux Sénégalais de continuer à entreprendre ici plutôt que de renoncer. Celui qui donne aux investisseurs une raison de regarder vers Dakar. Celui qui rappelle à notre jeunesse que le redressement du pays ne peut pas être seulement une longue liste de sacrifices à supporter.

Nous avons suffisamment parlé du sous-sol. Il est temps maintenant de parler de la remontée.
Alors lorsque Bassirou Diomaye Faye dit qu’il ne s’arrêtera pas avant que chaque Sénégalais ressente une amélioration réelle et tangible de son quotidien, j’ai envie de dire qu’il a enfin compris aujourd’hui qu’il s’agit de nous remonter le moral et de sortir des discours démobilisateurs et nocifs pour notre moral !

J’ai simplement envie de lui répondre : Monsieur le Président, ne vous arrêtez surtout pas. Nous vous accompagnons.

Parce qu’après les diagnostics et les alertes, le Sénégal a aussi besoin d’entendre qu’il existe un chemin pour remonter. Et d’un Président déterminé à le parcourir jusqu’au bout.

Nous savons désormais à quel sous-sol nous sommes Monsieur le Président, montrez-nous maintenant l’escalier !

Oumou Wane
Présidente Citizen Media Group-africa7

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5 commentaires

  1. Un Dioumaye «en mouvement», on croit rêver. Mais pour qui observe et vit la réalité du peuple sénégalais au quotidien, ce texte relève de la pure cosmétique politique, bien loin du calvaire que traversent les citoyens.

    Les effets des politiques actuelles, nous n’avons pas besoin qu’on nous les explique dans des salons feutrés : nous les subissons chaque jour.

    – L’obscurité et la vie chère : Comment parler de «remontée» quand les ménages subissent des coupures d’électricité généralisées et une cherté de la vie étouffante ?
    – L’abandon des infrastructures : Les inondations généralisées continuent de ravager nos quartiers à la moindre pluie, pendant que l’absence de transports de masse adéquats transforme chaque déplacement en parcours du combattant.
    – L’insécurité et la dérive autoritaire : À l’insécurité grandissante dans nos rues s’ajoute une répression intolérable. Dès que le citoyen s’exprime ou se plaint de sa condition, la réponse n’est pas l’écoute, mais l’arrestation arbitraire.
    – Le reniement et l’impunité : Que reste-t-il des promesses de rupture ? On assiste aujourd’hui à l’achat généralisé des consciences et au recyclage de ceux-là mêmes qui ont plongé le pays dans cet état comateux. Pire encore, on élève en héros ceux qui ont volé, détruit et ensanglanté la nation.

    La déception est à la hauteur de l’espoir placé dans les urnes. Le peuple a voté pour un changement radical, mais il se retrouve trahi par un pouvoir qui réintroduit par la porte de derrière les moribonds que nous avions rejetés.

    Applaudir des mots, des slogans et des promesses d’un «renieur» dont la parole a perdu toute crédibilité est une insulte au vécu des Sénégalais. Une déclaration ne remplit pas un frigo, et la com’ présidentielle ne règle pas la crise sociale.

    Avant de nous vendre «l’escalier vers la sortie», commencez par éteindre l’incendie de la précarité qui brûle le quotidien du peuple. La réalité n’est pas dans les discours : elle est dans la souffrance de tout les sénégalais

  2. Drôle de façon de faire acte d’allégeance au président !
    Madame, à défaut de trouver un acte concrêt du président à saluer, se contente d’une théorie ppurement politicienne du chef de l’état pour lui afficher son soutien.
    La légéreté avec laquelle vous déclarez votre adhésion au camp de Diomaye traduit un réel manque de conviction et de sincérité dans la démarche.

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