Brelotte Bâ face au cap des 10 ans du GNOC, entre 12 pays supervisés et ambitions sur la 5G

Comment un centre technique installé entre Dakar et Abidjan a-t-il pu prendre une telle place dans les réseaux d’Orange en Afrique et au Moyen-Orient ? Dix ans après son lancement, le Global Network Operations Center, ou GNOC, de Sonatel-Orange supervise désormais les réseaux de 12 pays et plus de 100 millions de clients, avec une activité présentée comme l’un des piliers de l’infrastructure numérique africaine.

Que sait-on précisément de ce dispositif ? Mis en service en 2016 dans le cadre d’un partenariat entre Sonatel-Orange et le groupe chinois Huawei, il fonctionne depuis Dakar et Abidjan avec une supervision continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le centre, dont Sud Quotidien retrace la montée en puissance, est progressivement devenu l’épine dorsale opérationnelle des réseaux d’Orange sur son périmètre africain et moyen-oriental.

Comment son rôle a-t-il évolué ? Le GNOC avait été conçu au départ comme un centre de supervision technique. Il intègre désormais le big data, l’automatisation intelligente et des outils d’intelligence artificielle appliqués à l’exploitation des réseaux. Cette modernisation permet, d’après les éléments avancés, d’anticiper certains incidents techniques, de réduire les délais de résolution des pannes et d’améliorer la continuité de plusieurs services numériques, de la téléphonie mobile à l’internet haut débit, en passant par le streaming et les services financiers mobiles.

Qu’est-ce que cette infrastructure dit de la place du Sénégal dans le numérique régional ? Le texte met en avant une logique de mutualisation régionale des opérations techniques d’Orange. En centralisant depuis Dakar une partie importante de la gestion de ses réseaux africains, le groupe cherche à optimiser ses coûts d’exploitation et à harmoniser ses standards de qualité sur des marchés aux niveaux d’infrastructures différents. Il est aussi indiqué que, selon Sonatel, plus de 230 emplois qualifiés ont été créés localement autour du GNOC dans l’ingénierie réseau, la cybersécurité, l’automatisation des systèmes et l’intelligence artificielle.

Quelles ambitions sont déjà affichées, et qu’est-ce qui reste au stade de la perspective ? Lors des célébrations marquant les dix ans du centre, Brelotte Bâ a évoqué les prochaines étapes autour de la 5G et de l’intelligence artificielle appliquée aux télécommunications, tandis que Ben Cheick Haidara a insisté sur le développement des compétences locales et la création de valeur durable. Du côté de Huawei, Danwill Duan a fixé l’objectif de réseaux « intelligents, performants et résilients ». En revanche, le texte se limite à indiquer qu’à moyen terme, le GNOC pourrait jouer un rôle décisif dans le déploiement de la 5G et dans l’intégration de solutions d’intelligence artificielle avancée au sein des infrastructures télécoms africaines, comme le rapporte en clôture Sud Quotidien.

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