Boy Djinné accuse des gardes pénitentiaires de complicité dans l’introduction de téléphones en prison à 40 000 FCFA

Comment des téléphones portables, chargés de contenus pornographiques, se retrouvent-ils derrière les barreaux d’une prison sénégalaise ? Baye Modou Fall, plus connu sous le nom de « Boy Djinné », a livré une explication brutale aux enquêteurs.

Déjà sous mandat de dépôt depuis 2023 pour deux affaires distinctes pendantes devant la chambre criminelle, le prévenu a été conduit mercredi 1er juillet 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Cette fois, on lui reprochait d’avoir introduit en détention des téléphones portables renfermant une importante quantité de vidéos et de photos à caractère pornographique (selon le récit de l’audience rapporté par Rewmi).

Lors de son audition, Boy Djinné n’a pas nié les faits. Il a reconnu être le propriétaire de ces téléphones, dont un modèle Samsung. Interrogé sur le mode opératoire, il a révélé avoir acheté l’appareil à l’extérieur avant de le faire pénétrer illégalement dans la prison. Surtout, il a affirmé que cette pratique est monnaie courante et se fait avec la complicité de gardes pénitentiaires, à qui les détenus paient 40 000 FCFA par téléphone introduit.

Cette révélation relance le débat sur la sécurité dans les prisons sénégalaises. Le 28 décembre 2025, lors d’une fouille au pavillon spécial, le détenu Farba Ngom avait été retrouvé en possession de deux téléphones portables détenus frauduleusement. En point de presse le 13 janvier 2026, la ministre de la Justice, Yassine Fall, avait dénoncé ces agissements, évoquant une « violation manifeste de la loi ».

Le tribunal des flagrants délits a renvoyé l’affaire de Boy Djinné au 15 juillet prochain, le temps de procéder à son extraction de prison.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Laisser un commentaire