Bourses familiales : vers une mise à jour du registre national unique pour mieux cibler les bénéficiaires

« Nous sommes réunis avec toutes les parties prenantes du Comité de pilotage du Programme national de Bourses de Sécurité familiale pour échanger sur les nouvelles orientations des autorités concernant ce programme », a déclaré le Dr Amadou Diaw, directeur de cabinet de la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, à l’ouverture de l’atelier national de Saly, rapporte EMedia.

Du 11 au 13 août 2026, la réforme des bourses familiales a été au cœur des travaux à Saly. Organisée par la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), cette rencontre s’inscrit dans le référentiel « Sénégal 2050 » et dans le cadre du décret n°2023-847 instaurant un principe d’équité qui limite à cinq ans la durée de séjour dans le dispositif.

Le programme, créé en 2013, compte aujourd’hui 355 013 ménages enrôlés, dont 64 217 personnes vivant avec un handicap. Mais l’application du décret a déjà conduit, en avril 2026, à la radiation de 25 000 bénéficiaires handicapés, une mesure dénoncée par la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph).

À Tivaouane, le paiement des bourses — d’un montant de 35 000 francs CFA par trimestre — a été suspendu le temps d’un audit du Registre national unique (RNU), l’outil central d’identification des ménages vulnérables. Dans la région de Thiès, 6 572 personnes sont concernées par cette suspension.

« Il est tout à fait normal, après 12 ans de mise en œuvre, de revoir les procédures de recertification », a ajouté le Dr Diaw. Il a surtout insisté sur la nécessité de mettre à jour le RNU : « Ce dispositif doit être mis à jour pour adresser les véritables cibles afin que le programme ait un impact réel. »

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