Boulangers en colère : la FNBS dénonce une « asphyxie économique » et alerte l’État

La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS)alerte sur une crise grave touchant la filière boulangère, qu’elle qualifie d’« asphyxie économique », et annonce des mesures possibles si aucune solution n’est trouvée.

La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) dénonce une situation devenue, selon elle, « intenable » dans le secteur de la boulangerie.

Dans un communiqué, l’organisation explique que la fixation du prix du pain à 150 FCFA, combinée à la hausse des coûts des intrants, a entraîné une « asphyxie économique » des entreprises du secteur, désormais contraintes de travailler à perte.

La FNBS pointe également « le non-respect des engagements de l’État », « l’absence de réponses concrètes » et « l’immobilisme des autorités » face à une crise qu’elle estime documentée et persistante.

Face à cette situation, la fédération exige des mesures de soutien immédiates. À défaut, elle annonce qu’un plan d’actions national pourrait être engagé, avec un impact potentiel sur la production et la distribution du pain sur l’ensemble du territoire.

Une conférence de presse est prévue le mercredi 13 mai 2026 à 10h30 à son siège aux HLM Grand Yoff, afin de détailler sa position et ses prochaines décisions.

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Un commentaire

  1. Importée puis imposée, notre addiction au pain de blé semble sans limite, alors que ce produit nous est culturellement étranger.

    Pourquoi continuer à fragiliser notre économie pour un aliment peu nutritif ? Cela dépasse l’entendement alors que nos terres regorgent d’alternatives d’excellence.

    Le mil, le sorgho, le maïs, ou encore des racines comme le manioc et la patate douce permettent aujourd’hui de produire des farines locales de haute qualité. En intégrant également le niébé ou le fonio, nous créons un pain plus riche, plus sain et souverain.

    Réapprenons à manger local : nos céréales sont notre véritable richesse et boycottons les boulangeries si elles refusent ce changement.

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