Le ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, Birane Soulèye Diop, a annoncé vendredi à Dakar l’application effective, « dans de très courts délais », du décret portant création du Fonds de développement géologique et minier. Cette déclaration a été faite à l’occasion d’une conférence organisée par l’intersyndicale de son département ministériel, en marge de la Fête internationale du travail célébrée chaque 1er mai.
D’après Sud Quotidien, le ministre a insisté sur l’importance particulière qu’il accorde à l’application du décret n°2024-3524 du 20 décembre 2024. Selon ses explications, ce texte vise à « restaurer et sécuriser le travail des agents du Fonds », mais aussi à « régulariser leur situation », alors que les personnels concernés évoluaient jusque-là dans « une forme de promiscuité juridique » depuis leur entrée dans l’administration.
Birane Soulèye Diop a présenté ce décret comme « un instrument stratégique » pour le secteur. Il a affirmé qu’il doit contribuer au renforcement des capacités dans les domaines géologique et minier, à l’amélioration des conditions de travail et de vie des agents, ainsi qu’au développement des compétences nationales. La conférence qu’il présidait portait sur le thème : « Dialogue social et travail décent dans les secteurs extractifs et énergétiques ».
Le ministre a également évoqué la situation des travailleurs des carrières, notamment les pointeurs. Il a indiqué leur accorder une attention particulière, estimant que leurs conditions d’exercice nécessitent des mesures d’encadrement, de protection sociale et de sécurisation des emplois. Il a rappelé que la promotion du travail décent reste, selon lui, au cœur d’une ambition commune, passant par l’amélioration continue des conditions de travail, la sécurité sur les sites, la formation continue, la motivation des agents et la réduction des inégalités entre les différentes catégories de personnel.
S’exprimant au nom des travailleurs du ministère, Bacary Traoré a salué les efforts des autorités sur plusieurs dossiers. Il a notamment cité la régularisation des dettes liées à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) ainsi que la mise en place d’une Institution de prévoyance maladie (IPM) pour la prise en charge sanitaire des agents et de leurs familles.
Le représentant des travailleurs a toutefois attiré l’attention du ministre sur la persistance de plusieurs préoccupations. Il a notamment évoqué l’application du décret n°2019-1884 du 18 novembre 2019 portant création du Fonds de péréquation de l’énergie, en particulier ses articles 5 à 10, relatifs aux ressources issues du secteur des hydrocarbures.