Élu le 2 décembre 2024 à la présidence de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye aura dirigé l’institution parlementaire pendant environ un an, cinq mois et vingt-deux jours. Une période relativement brève, mais marquée par une volonté affichée de modernisation et de restructuration du travail législatif.
Dès son installation, le président de l’Assemblée a engagé plusieurs chantiers structurants visant à améliorer le fonctionnement interne de l’institution.
Parmi les axes majeurs figurent la digitalisation progressive des procédures parlementaires, la réorganisation administrative des services ainsi que la modernisation globale de l’Assemblée nationale.
Sur le plan de l’activité législative et du contrôle de l’action gouvernementale, le bilan fait état de 21 lois adoptées sous sa présidence. Les députés ont également adressé plus de 470 questions écrites au gouvernement, traduisant une intensification du rôle de contrôle parlementaire.
À cela s’ajoutent cinq séances de questions d’actualité et un renforcement du travail en commissions, avec une part importante de séances tenues en commission (85 %) et en plénière (74 % selon les chiffres avancés).
Plusieurs réformes institutionnelles ont également été mises en avant, notamment la réforme de l’OFNAC, la déclaration obligatoire de patrimoine, la protection des lanceurs d’alerte, l’accès à l’information publique et la loi sur la souveraineté numérique.
À ces textes s’ajoutent la loi interprétative de l’amnistie ainsi que la loi renforçant la répression de l’homosexualité, parmi les mesures les plus commentées de la période.
Sur le plan organisationnel, le mandat est également marqué par la digitalisation de l’Assemblée, la mise en place d’outils numériques internes, la dématérialisation des procédures administratives, ainsi que des initiatives de modernisation de la communication institutionnelle.
Au total, ce mandat se distingue par un effort de réforme institutionnelle et de dynamisation de l’activité parlementaire, dans un contexte où l’Assemblée nationale cherche à renforcer son efficacité et sa visibilité dans le débat public.

Sources : Momar Assane sur X