Barka Tolorom, au Tchad : une base militaire attaquée par Boko Haram fait 23 morts

Une attaque attribuée à Boko Haram a visé dans la nuit de lundi à mardi un poste militaire situé sur l’île de Barka Tolorom, dans la région du lac Tchad. L’armée tchadienne a fait état d’un lourd bilan humain, sans préciser le nombre total d’assaillants engagés dans l’opération.

D’après Al Jazeera, au moins 23 soldats tchadiens ont été tués et 26 autres blessés dans cette attaque contre une position militaire du pays. Dans un communiqué publié mardi, les forces armées tchadiennes ont indiqué que le groupe armé basé au Nigeria avait mené l’assaut lundi soir dans cette zone insulaire du lac Tchad.

Selon l’armée, un “nombre significatif” d’assaillants a également été tué et l’attaque a été repoussée. Les autorités militaires n’ont pas donné de chiffre plus précis sur les pertes dans les rangs de Boko Haram.

Mardi, le président tchadien Mahamat Idriss Deby Itno a réagi dans un message publié sur Facebook. Il a déclaré que “le nébuleux groupe terroriste Boko Haram” avait mené “une attaque lâche” contre la base militaire de Barka Tolorom. Le chef de l’État a aussi présenté ses condoléances aux familles des victimes et affirmé que la lutte se poursuivrait “avec une détermination renouvelée jusqu’à l’éradication complète de cette menace”.

La région du lac Tchad reste exposée aux attaques de Boko Haram, actif autour de cette zone située au croisement du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria. En octobre 2024, une autre attaque avait déjà coûté la vie à environ 40 soldats tchadiens. En réaction, Mahamat Idriss Deby Itno avait lancé une contre-offensive qu’il avait promis de diriger “personnellement” sur le terrain pendant deux semaines.

Après la fin de cette opération, en février dernier, l’armée tchadienne avait assuré que Boko Haram n’avait “plus de sanctuaire sur le territoire tchadien”. Le groupe reste toutefois actif dans les îles et zones marécageuses du lac Tchad. Le texte source précise aussi que ces secteurs servent de refuge à l’ISWAP, branche ouest-africaine affiliée à l’EI, rivale de Boko Haram.

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