Le Commissariat spécial de Touba a mis fin, ce mardi 3 février 2026, aux agissements d’un prédateur sexuel présumé. L’individu, qui commettait ses abus dans un Daara, a été interpellé après une tentative de manipulation qui s’est retournée contre lui.
Accusation de vol
L’affaire débute par une plainte pour vol. Le suspect contacte le père d’un jeune élève coranique pour l’informer que son fils lui aurait dérobé la somme de 45 000 F CFA. Feignant l’indignation, l’homme suggère même au père de porter plainte contre l’enfant, se proposant de « localiser » le garçon dans la ville sainte.
Cependant, face aux enquêteurs du Commissariat spécial de Touba, le récit de l’enfant a radicalement changé la donne. Loin d’être un simple délinquant, le jeune garçon s’est révélé être une victime cherchant à s’extirper d’un engrenage de violences sexuelles.
Les aveux de la victime
Auditionné, l’enfant a expliqué que le mis en cause lui imposait des attouchements depuis son arrivée au Daara. Le jour des faits, le suspect l’aurait attiré dans sa chambre sous prétexte de lui donner de l’argent pour l’achat d’un pantalon. Une fois à l’intérieur, l’homme aurait usé de la force pour le pénétrer malgré sa résistance.
Le prétendu « vol » ne serait en réalité qu’une forme de compensation désespérée. Le suspect aurait promis 5 000 F CFA à l’enfant pour l’acte sexuel, mais n’en aurait versé que 1 000 F CFA. C’est en profitant de l’inattention du suspect que l’élève a soustrait les 45 000 F CFA.
Des preuves médicales
Malgré les dénégations du suspect, qui reconnaît les attouchements mais nie la pénétration, les conclusions médicales sont formelles. Le certificat médical délivré par l’hôpital Matlaboul Fawzaïni de Touba fait état de : d’ecchymoses de la marge anale compatibles avec une possible pénétration ».
Un prédateur en série
L’enquête a pris une tournure encore plus sombre lorsque la victime a révélé que son propre frère, ainsi qu’un ancien responsable des talibés, auraient également subi les agissements du suspect. Interrogé sur ce point, le mis en cause a partiellement avoué avoir également commis des attouchements sur le frère de la victime, prétendant avoir cessé faute de coopération de l’enfant.
Le père de la victime, sous le choc, a précisé qu’il entretenait des liens de voisinage étroits avec le suspect, dont la mère occupait le rôle de « Ndéyou Daara » (marraine de l’école).
Le suspect a été placé en garde à vue, informe la police. Il devra répondre de ses actes devant la justice, tandis que les investigations se poursuivent pour identifier d’éventuelles autres victimes de ce réseau de prédation au sein de l’environnement éducatif.
Personne n ose piper mot
C est grave et c a continue
Vraiment