« Aucun ministère ne peut montrer de grands résultats en quatre mois », selon Serigne Guèye Diop

Entendu ce mardi par les députés dans le cadre des auditions des membres du gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a salué un exercice de transparence inédit au Sénégal. Tout en félicitant les parlementaires pour la qualité de leurs questions, il estime toutefois que le calendrier des auditions devrait être revu pour permettre une évaluation plus pertinente de l’action gouvernementale.

Pour une première historique, les auditions des membres du gouvernement ont débuté à l’Assemblée nationale du Sénégal. Ce mardi, c’était au tour du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, de se présenter devant les députés.

Revenant sur cette audition, le ministre s’est réjoui de cette nouvelle démarche parlementaire qu’il considère comme un progrès dans le contrôle de l’action gouvernementale.

« Pour moi, les députés jouent un rôle de contrôle de l’action du gouvernement et c’est la première fois que ce type de contrôle s’exerce. Pour la transparence à laquelle fait appel notre gouvernement, je pense que c’est un exercice salutaire qu’il faut encourager », a déclaré Serigne Guèye Diop.

Le ministre a également salué la qualité des échanges avec les parlementaires, estimant que ces derniers avaient préparé leurs interventions avec sérieux. Selon lui, les députés « ont plongé dans tous les documents qui leur ont été remis ».

« Il ne faut pas le faire au bout de quatre mois »

Si le ministre soutient le principe des auditions, il estime toutefois que leur calendrier devrait être revu afin de permettre une meilleure évaluation des politiques publiques.

« La seule chose à revoir, pour moi, c’est qu’il ne faut pas le faire au bout de quatre mois. Aucun ministère ne peut présenter des taux de réalisation importants dans ce délai », a-t-il expliqué.

Serigne Guèye Diop rappelle que les budgets ne deviennent réellement disponibles qu’à partir du mois de février, ce qui laisse peu de temps pour mesurer concrètement l’exécution des projets entre mars et avril.

Selon lui, il serait plus pertinent d’organiser ces exercices vers juillet ou août, après le premier semestre budgétaire. « À ce moment-là, tous les crédits seront libérés, les appels d’offres déjà lancés, l’exécution commencée et les premières dépenses effectuées », a-t-il soutenu.

Le ministre souligne également un écart important entre l’exécution physique des projets et l’exécution financière, une situation qu’il attribue justement au calendrier actuel des auditions.

« Pour que cela ait vraiment un sens, il faut le faire après sept mois, vers la fin de l’année, afin qu’il y ait assez de données », a-t-il recommandé.

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