La députée de la 15e législature, Fatou Cissé Goudiaby, a plaidé pour une gestion rigoureuse des deniers publics, en mettant en avant la culture de la reddition des comptes défendue par les nouvelles autorités. Budget non utilisé restitué, elle défend « une gestion sans complaisance »
Dans une déclaration publiée après une séance à l’Assemblée nationale sur X vendredi, la présidente de la commission des Affaires étrangères affirme avoir restitué le reliquat non utilisé du budget de sessions 2024-2025 de sa commission.
Un geste qui, selon elle, a surpris certains collègues de l’opposition. « Quand j’ai rendu le reste du budget de sessions 2024-2025 non utilisé […], un collègue membre de “wa bord be” m’a dit : “Mais toi ça va pas la tête ?” », a-t-elle relaté.
La parlementaire assume pleinement cette décision qu’elle présente comme un symbole de bonne gouvernance. « Ça s’appelle gérer l’argent public comme s’il venait de nos propres poches. C’est exactement la rigueur et la reddition des comptes que notre projet défend », a-t-elle soutenu.
Revenant sur l’intervention du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, Fatou Cissé Goudiaby estime que ce dernier affiche une ligne de fermeté dans la gestion publique. Elle souligne notamment son opposition aux « fonds politiques », sa volonté d’exiger des explications directes de ses ministres ainsi que le suivi des autorisations de voyage des directeurs généraux.
« L’usage de l’argent public se justifie, point par point », a insisté la députée, appelant l’ensemble des responsables publics à travailler « dans cette même ligne » afin d’assurer « une gestion publique sans complaisance » au Sénégal.
Ça semble relever de la manipulation: exercice bien connu du clan.