Une tentative d’arrestation du député Cheikh Bara Ndiaye a semé la confusion, ce mardi, au sein de l’Assemblée nationale, juste après la clôture de la plénière.
Les faits se sont déroulés très rapidement. À la fin des travaux parlementaires, le député a accordé des interviews à la presse avant de se diriger vers la sortie de l’hémicycle. C’est à ce moment qu’il aurait été interpellé par des éléments de la Section de recherches de la gendarmerie, venus à bord de deux véhicules.
Pris de court, le parlementaire aurait alors fait demi-tour pour regagner l’intérieur de l’Assemblée, alertant au passage ses collègues députés. Les gendarmes, déterminés à procéder à son interpellation, l’auraient suivi jusque dans l’enceinte parlementaire, provoquant une montée de tension.
« On ne peut pas arrêter un député en pleine session » : indignation des parlementaires
Sur place, plusieurs députés ont vivement dénoncé la méthode employée, estimant qu’une telle intervention ne respecte pas les procédures en vigueur.
« On ne peut pas arrêter un député en session. Si la Section de recherches a besoin de lui, elle doit lui notifier une convocation en bonne et due forme », ont notamment protesté certains élus, appelant au respect des immunités parlementaires.
Face à la situation, des échanges ont été engagés entre les forces de l’ordre et les responsables administratifs de l’Assemblée, notamment au niveau du secrétariat où le député s’est réfugié.À ce stade, les raisons de cette tentative d’arrestation restent inconnues. Aucune communication officielle n’a encore été faite sur les griefs reprochés à Cheikh Bara Ndiaye.
Toutefois, selon des informations non confirmées, le député s’est particulièrement exprimé dans les médias depuis vendredi dernier, une période marquée par le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko, multipliant les prises de parole dans la presse en ligne.
La situation reste pour l’instant en cours de gestion entre les autorités parlementaires et la gendarmerie.
C’est bon pour ce bavard