À peine élu à la présidence de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a placé son premier discours sur le terrain de l’éthique publique et du rôle du Parlement. Devant les députés, il a rappelé avoir siégé pendant cinq ans sur les bancs de l’opposition, évoquant des affrontements oratoires et des majorités qui, selon lui, confondaient la force du nombre avec la légitimité du droit.
Il a aussi mis en avant son passage à l’Assemblée, ses fonctions de maire et celles exercées au sein du gouvernement pour affirmer qu’il disposait des moyens nécessaires afin de renforcer l’institution parlementaire dans ses missions constitutionnelles. Dans le récit fait par Actusen, il a refusé de lire les tensions récentes au sommet de l’État comme de simples rivalités personnelles ou des conflits d’ambition. Le responsable de l’institution a dit y voir une épreuve pour la démocratie, en posant la question du fondement même de l’exercice du pouvoir.
Son intervention s’est appuyée sur plusieurs références philosophiques et historiques. Ousmane Sonko a cité Aristote pour défendre l’idée d’une politique tournée vers le bien commun. Il a ensuite convoqué Mamadou Dia, qu’il a présenté comme une figure de la souveraineté morale, économique et sociale. Dans la même logique, il a averti qu’une nation pouvait aussi s’épuiser par la fatigue morale lorsque les institutions deviennent, selon ses mots, des instruments de confort, de peur ou de calcul.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a également élargi son propos à l’expérience politique africaine, en interrogeant le devenir de certains mouvements de libération devenus, selon lui, des appareils de domination. S’appuyant sur une formule de Saint Augustin, il a insisté sur le lien entre justice, parole publique et confiance dans les institutions. Il a aussi rendu hommage aux Sénégalais ayant subi les années de crise politique, en évoquant des morts, des détentions, la peur et parfois l’exil.
Ce discours intervient dans une séquence institutionnelle ouverte quelques jours plus tôt. Le 22 mai 2026, Bassirou Diomaye Faye avait mis fin aux fonctions d’Ousmane Sonko comme Premier ministre et dissous le gouvernement. Lors du vote du 26 mai 2026, Ousmane Sonko a été porté à la tête de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 exprimées, dans une séance boycottée par l’opposition, qui a qualifié l’élection de « mascarade ».
Dans son allocution, Ousmane Sonko a aussi cité Aline Sitoé Diatta et Cheikh Ahmadou Bamba, retenant de ce dernier l’idée que la force se mesure aussi à la maîtrise de soi dans l’épreuve.
Ousmane sonko est juste exceptionnel , il est tellement aime dans le pays ou je me trouve , les gens ne cessent de me parler de lui .