Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a exprimé vendredi son désaccord avec la décision des États-Unis de révoquer les visas de représentants palestiniens avant l’Assemblée générale de l’ONU. Cette décision américaine empêche ces représentants de participer à l’Assemblée générale à New York.
Maxime Prévot a qualifié cette décision de « coup porté à la diplomatie » sur le réseau social X. Il a souligné que l’ONU doit rester un espace où tous les peuples peuvent être entendus, « en particulier ceux dont l’avenir dépend du dialogue ». Le ministre belge a insisté sur le fait que l’exclusion des représentants palestiniens fragilise les principes du multilatéralisme et du droit international. Il a ajouté que « le chemin vers la paix exige plus de dialogue, et non moins », alors qu’un nouvel élan se dessine en faveur d’une solution à deux États.
Selon un communiqué du département d’État américain publié vendredi, « Conformément à la législation américaine, le secrétaire d’État Marco Rubio refuse et révoque les visas des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité palestinienne (AP) en amont de la prochaine AG de l’ONU ». D’après Anadolu, cette décision intervient alors que plusieurs pays occidentaux s’apprêtent à reconnaître l’État de Palestine.