Le député à l’Assemblée nationale et vice-coordonnateur, porte-parole de la JPS nationale de PASTEF, Salihou Ndione, a exprimé sa solidarité avec les travailleurs de Ciments du Sahel, arrêtés jeudi avant d’être libérés quelques heures plus tard.
Il dénonce une intervention qu’il juge révélatrice d’un déséquilibre dans la protection des droits des salariés et appelle l’État à garantir le respect des libertés syndicales.
Dans une déclaration, Salihou Ndione déplore que les travailleurs aient été interpellés à la suite d’une dénonciation de leur employeur, alors qu’ils réclameraient le respect de leurs droits.
Selon lui, cet épisode illustre une situation où les intérêts patronaux bénéficieraient d’une réaction rapide des autorités, contrairement aux difficultés rencontrées par les salariés.
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Le parlementaire évoque également un conflit social qui, selon ses déclarations, perdure depuis plus de vingt ans au sein de l’entreprise. Il souligne les difficultés rencontrées entre 2021 et 2025 pour permettre aux travailleurs de constituer un syndicat et de faire entendre leurs revendications.
« L’État ne peut pas rester le protecteur exclusif du capital. Il doit enfin remplir sa mission constitutionnelle, protéger les travailleurs », affirme-t-il.
Salihou Ndione invite ainsi la direction de Ciments du Sahel à privilégier un dialogue social sincère afin de prévenir les tensions et de favoriser un climat de travail apaisé. Il appelle également les pouvoirs publics à veiller à la protection des droits fondamentaux des travailleurs.
Réaffirmant son soutien aux salariés concernés, le député ajoute un message sans équivoque : « La justice sociale ne se négocie pas. »
Hier, les travailleurs de Ciments du Sahel ont été arrêtés sur une simple dénonciation de leur employeur, avant d’être libérés quelques heures plus tard sous la pression.Ce triste épisode révèle une réalité intolérable : dès que les intérêts du patronat sont menacés, l’appareil d’État accourt toutes affaires cessantes. La gendarmerie se précipite pour embarquer des ouvriers dont le seul crime est de réclamer le respect de leurs droits fondamentaux.Mais où est cet État quand ce sont ces mêmes travailleurs qui subissent l’injustice ? Depuis plus de vingt ans, les salariés de Ciments du Sahel font face à l’arbitraire et aux intimidations. Entre 2021 et 2025, il aura fallu une lutte acharnée pour qu’ils puissent enfin fonder un syndicat et porter leur voix.La société a tout à gagner à privilégier un dialogue social sincère pour garantir un climat de travail serein. L’État ne peut pas rester le protecteur exclusif du capital. Il doit enfin remplir sa mission constitutionnelle : protéger les travailleurs. Car sans eux, sans la dignité de ceux qui produisent la richesse, le développement de notre nation restera une pure illusion.J’exprime ma solidarité totale avec les travailleurs de Ciments du Sahel. La justice sociale ne se négocie pas.Hon. Saliou Ndione#ciments_du_sahel #Non_injustice
— Salihou NDIONE (@SalihouNdione) October 9, 2026


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Sénégal en avant reck : fini la posture du nègre docile et obéissant !
Il est remarquable de voir de plus en plus de députés élever la voix pour dénoncer les injustices subies par les travailleurs. Les Ciments du Sahel s’offrent là une très mauvaise publicité. Nous devons boycotter cette cimenterie néocolonialiste pour la forcer à respecter enfin le droit des travailleurs.
La déception à l’égard de Dioumaye est absolue, magnifique, spectaculaire. Il devait être l’arme fatale censée pulvériser le système… Il a finalement préféré s’y faire une petite place au chaud. Le toubab dirait sans doute, un brin moqueur : « Tel est pris qui croyait prendre ».
C’est quand même un sommet d’ironie : se faire embarquer manu militari par la gendarmerie pour l’immense crime d’avoir osé créer un syndicat au travail… un droit, semble-t-il, « bêtement » autorisé et garanti par la loi. Quel progrès remarquable !