Les Lions du Sénégal ont quitté la Coupe du monde 2026 dès le premier tour, après des défaites contre la France (3-1) et la Norvège (3-2) qui les ont placés au bord de l’élimination avant même d’affronter l’Irak. De l’optimisme initial aux calculs de goal-average, la transition a été brutale. Une élimination précoce qui suscite une remise en question profonde du football sénégalais.
Dans une analyse publiée par Xalima, le chroniqueur Cherif Sadio estime que cette contre-performance relève d’une « faute technique et professionnelle » du sélectionneur Pape Thiaw et de son staff. Il pointe des limites tactiques, physiques et une gestion défaillante des moments clés des rencontres.
L’auteur souligne notamment l’inexpérience du préparateur physique, dont la première mission en compétition est l’équipe nationale A. « Une sélection du calibre du Sénégal ne devrait jamais être un terrain d’apprentissage », écrit-il. Il rappelle qu’un Mondial, disputé en fin de saison, exige une préparation bien plus rigoureuse qu’une CAN.
Au-delà du staff technique, Cherif Sadio dénonce les « graves manquements organisationnels » de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Selon lui, l’amateurisme de l’instance et ses dysfonctionnements ont contribué à saborder la participation des Lions, portant préjudice à la diplomatie sportive du pays.
Face à ce constat, il plaide pour un meilleur entourage de Pape Thiaw, avec des adjoints dotés d’une expertise de haut niveau. Mais surtout, il appelle à la refondation de la Direction technique nationale (DTN), qu’il voit comme le futur « bras stratégique de la politique sportive du football » sénégalais. Une révolution qu’il juge indispensable pour sortir du pilotage à vue de la FSF.
