Amadou Gueye, président de l’Union nationale des indépendants du Sénégal (UNIS), est monté au créneau dans l’affaire des honoraires impayés de l’ancien sélectionneur national Pape Thiaw. Selon Xibaaru, il a appelé l’État à honorer ses engagements envers le technicien sénégalais, sans que ce dernier soit contraint d’engager une procédure judiciaire.
Le responsable a vivement critiqué l’argument du ministère des Sports, qui invoque des irrégularités dans le contrat de Pape Thiaw pour justifier le non-paiement. À ses yeux, ce prétexte ne tient pas, et il estime que si les Lions du Sénégal avaient remporté la Coupe du monde 2026, la question de la validité du contrat n’aurait jamais été soulevée. Pour lui, cette attitude montre que le refus de payer repose sur d’autres considérations que purement juridiques.
Un contrat signé le jour de la défaite
La situation de Pape Thiaw avait déjà suscité de vives réactions ces derniers jours. Le 12 juillet dernier, l’ancien international Diomansy Kamara avait révélé que le sélectionneur, vainqueur de la CAN, était parti au Mondial sans contrat et n’avait signé son engagement que le jour de la défaite contre la Norvège. Il avait aussi dénoncé un « bashing impressionnant » après que Pape Thiaw a critiqué un système qui « gangrène notre continent ». Quelques jours plus tard, le recordman des sélections Idrissa Gana Gueye avait publié un message de soutien sur Instagram : « Merci Pape Thiaw ! De tout cœur avec toi. »
Dans le même élan, le président de l’UNIS a pointé la responsabilité conjointe de la Fédération sénégalaise de football (FSF) et du ministère des Sports. Selon lui, les autorités auraient dû veiller à ce que le sélectionneur dispose d’un contrat en bonne et due forme avant le début de la compétition. Il a rappelé que le départ de la sélection pour le Mondial avait déjà été émaillé de difficultés ayant nécessité l’intervention du chef de l’État.
« Il faut payer Pape Thiaw et continuer en interne les règlements de compte entre la Fédération et le ministère », a conclu Amadou Gueye, selon Xibaaru.
