Publicité PHASAOC - MIN ECO

Alioune Badara Mboup : « Le pays n’a pas besoin d’un énième DIALOGUE. Il a besoin d’un État qui applique enfin les réformes déjà débattues… »

Depuis plus de 60 ans, le Sénégal est prisonnier d’une même routine : séminaires, colloques, ateliers, concertations, dialogues nationaux, commissions et rapports.

Nous avons tout débattu, tout diagnostiqué, tout recommandé… sauf l’essentiel : appliquer les décisions.
Nous avons les conclusions des Assises nationales, de la la CNRI, en passant par les Assises de la Justice.

Les réformes ont été identifiées depuis longtemps et nombre d’entre elles figurent même dans le programme sur lequel le pouvoir actuel a été démocratiquement élu.

À force de vouloir toujours « dialoguer davantage », on finit par faire de la concertation un instrument de blocage. Chaque réforme devient le prétexte à un nouveau cycle de réunions, de recommandations, de per diem et de reports. C’est la victoire de l’immobilisme sur l’action.

Pendant que des pays de la sous-région transforment les décisions en résultats, le Sénégal transforme les décisions en rapports. Cette culture de la concertation permanente est devenue un refuge pour ceux qui veulent retarder les réformes sans avoir le courage de s’y opposer frontalement.

Le pays n’a pas besoin d’un énième DIALOGUE. Il a besoin d’un État qui applique enfin les réformes déjà débattues, déjà documentées et, pour beaucoup, déjà validées par le peuple dans les urnes.

Alioune Badara Mboup*

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Un commentaire

  1. Vraiment pertinent, triste réalité. En plus tu vois des sois disant intellectuels qui nous impose toujours le dialogue, au lieu de se battre pour qu’on applique les réformes ils nous retournent tjrs en arrière.

Laisser un commentaire