Après la nomination d’Al Aminou Lô le 25 mai 2026, en remplacement d’Ousmane Sonko, parti le 22 mai, l’administration de la Primature a été réorganisée. D’après Senenews, le cabinet s’est vu adjoindre le Secrétariat technique du Comité national de suivi du contenu local, jusqu’alors sous l’autorité du ministère du Pétrole et des Mines.
Le décret n° 2025-1431, adopté suite au remaniement, a redessiné la carte des compétences. Il a notamment entraîné le transfert de plusieurs entités hors du giron du Secrétariat général du Gouvernement : la Direction générale du service civique national et du volontariat est passée au ministère de la Jeunesse et des Sports, le Bureau de l’information et de la communication du Gouvernement (BIC-Gouv) au ministère de la Communication et des Relations avec les institutions, et l’Observatoire national des lieux de privation de liberté au ministère de la Justice.
Durant son passage à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko avait déjà profondément modifié la structure du cabinet. Le décret n° 2025-1929 du 27 novembre 2025 avait mis en place la Cellule d’orientation et de suivi des réformes, l’Inspection des services, le Comité d’orientation et de suivi des initiatives de valorisation et de recyclage d’actifs, ainsi que la Commission des achats. Le Secrétariat général du Gouvernement s’était enrichi d’une Cellule de préparation du Conseil des ministres et de la Commission nationale d’accès à l’information.
La communication gouvernementale a également été impactée. Le poste de secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec les institutions et porte-parole du Gouvernement, a disparu de l’organigramme. C’est désormais un ministre de plein exercice, en charge de la Communication et des Relations avec les institutions, qui assume le rôle de porte-parole.
Ces ajustements traduisent une redistribution des compétences entre la Primature et les ministères, après une phase de renforcement du cabinet sous Ousmane Sonko. Ce dernier, élu président de l’Assemblée nationale le 26 mai 2026 avec 132 voix sur 165, avait imprimé une gouvernance axée sur la souveraineté et la réforme de l’État durant ses deux années à la tête du gouvernement.

UN 1ER MINISTRE INEXISTANT. UN MANNEQUIN