Après des mois de tensions sociales alimentées par la dette d’Air Sénégal et des conditions de travail jugées insuffisantes, la direction et les syndicats de la compagnie nationale ont posé les jalons d’une paix durable. Réunis mardi à Saly, ils ont réaffirmé leur engagement en faveur d’un dialogue social constructif, érigé en pilier de la restructuration de l’entreprise.
Cette volonté commune a été actée lors d’une rencontre qui, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), visait à consolider un dialogue déjà amorcé depuis plusieurs semaines. Le pacte scellé entre la direction générale et les représentants du personnel fait du dialogue social un levier stratégique pour la relance de la compagnie aérienne.
Cette avancée intervient dans un contexte où les syndicats, regroupés au sein de l’Alliance inter-union des travailleurs de l’aviation civile, avaient déposé un préavis de grève en juin 2026, après que huit revendications sont restées sans réponse. Le 25 juin, le ministre des Transports, Serigne Abdoul Ahad Ndiaye, avait annoncé la création d’un Comité permanent du dialogue social et d’une matrice de suivi des doléances, conduisant à la suspension du préavis. Il avait alors déclaré que « le dialogue demeure la meilleure voie pour concilier les intérêts des travailleurs, des entreprises et de la nation ». Depuis, Air Sénégal a formé les membres de son propre comité, présidé par Aliou Mbaye, pour prévenir les conflits et faciliter les négociations.
Ce pacte pour la paix sociale s’inscrit dans une dynamique plus large de restructuration, alors que la compagnie, confrontée à des dettes colossales, mise sur un climat apaisé pour attirer de nouveaux investisseurs. Il a été conclu mardi à Saly, en présence des représentants de la direction et des syndicats d’Air Sénégal.
