Les rumeurs sur des célébrités et sur une expertise déjà ouverte à Dakar circulent, mais le téléphone de Ndiaga Seck se trouve encore hors de la Division spéciale de cybersécurité. Détenu à la prison centrale de Louga depuis son écrou le lundi 18 mai 2026, l’homme politique reste visé par une information judiciaire pour actes contre nature et d’autres chefs d’inculpation.
D’après des éléments publiés par Seneweb, son appareil portable n’a pas encore été acheminé à Dakar, contrairement à ce qui est avancé sur les réseaux sociaux. Au stade actuel du dossier, une exploitation sommaire a été menée au commissariat urbain de Linguère. Selon une source judiciaire citée dans ce cadre, cette première vérification n’a pas révélé d’éléments majeurs, ce qui a conduit à l’établissement d’une réquisition pour une expertise plus poussée à Dakar dans les prochains jours.
Sur procès-verbal, Ndiaga Seck, âgé de 51 ans, a remis une liste de dix présumés amants avec leurs numéros de téléphone. Cette liste a déjà été versée au dossier entre les mains du magistrat instructeur chargé de l’affaire. Aucune célébrité n’y figure, selon les mêmes informations, en dépit des publications relayées en ligne depuis plusieurs jours.
Cette séquence intervient après plusieurs développements dans l’enquête ouverte à Louga. Le 18 mai, l’exploitation préliminaire de son téléphone avait conduit à des aveux consignés dans le procès-verbal, après des contestations initiales. La procédure s’inscrit aussi dans un dossier plus large : il avait été indiqué auparavant que 22 personnes avaient déjà été placées sous mandat de dépôt, tandis que le dossier évoquait notamment des accusations d’association de malfaiteurs, de harcèlement sexuel, d’incitation à la débauche, de collecte et diffusion d’images à caractère pornographique, de mise en danger de la vie d’autrui, de transmission volontaire du VIH/Sida et d’actes contre nature.
L’enquête était remontée jusqu’à Ndiaga Seck à la suite de la déposition d’Ahmadou Lamine Dia, qui avait déclaré aux enquêteurs l’avoir connu entre 2013 et 2014 sur Facebook, avant que l’exploitation d’un compte sous le pseudonyme « Ndanane » ne soit intégrée à la procédure. Pour l’heure, les suspects mentionnés dans le dossier ne font pas encore l’objet de recherches actives.
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