Réuni ce mercredi 6 mai à Abidjan, le Conseil des ministres ivoirien a adopté une ordonnance portant dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), ainsi que le projet de loi de ratification qui l’accompagne. Cette décision intervient à l’issue du dernier cycle électoral, sur fond de critiques formulées contre l’institution.
Le communiqué publié après la réunion rappelle que la CEI avait été instituée par la loi n°2001-634 du 9 octobre 2001, conformément à la Constitution du 1er août 2000. Pendant vingt-cinq ans, cet organe a eu pour mission d’organiser et de superviser les élections nationales ainsi que le référendum.
Le gouvernement ivoirien indique que cette dissolution doit ouvrir la voie à un nouveau mécanisme de gestion des élections, présenté comme plus à même de rassurer les acteurs politiques et les citoyens ivoiriens, et de garantir durablement la tenue d’élections apaisées. Le détail de cette décision a été rapporté par Agence Afrique.
Sur sa page Facebook, le président ivoirien Alassane Ouattara est revenu sur la mesure annoncée après le Conseil des ministres qu’il a présidé. Il a déclaré que « si des avancées notables ont été enregistrées », les cycles électoraux organisés au cours des vingt-cinq dernières années ont aussi suscité, à diverses occasions, « des critiques et des réserves à l’endroit de cette institution ».
Alassane Ouattara a également précisé que cette décision s’inscrit, selon ses termes, « dans un souci constant de consolidation de notre démocratie et de renforcement de la confiance des acteurs politiques et de nos concitoyens ». Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée dans le contenu source sur la composition, le calendrier ou les modalités du futur mécanisme électoral évoqué par les autorités ivoiriennes.