« Nous visons les 100 % », a déclaré Abdourahmane Diouf au sujet de l’accès à l’électricité. Le ministre de l’Énergie et du Pétrole s’est exprimé devant la presse le jeudi 1er octobre 2026 sur l’approvisionnement électrique et les projets du secteur.
Le programme d’accès universel à l’électricité prévoit une mobilisation financière estimée à près de 400 milliards de francs CFA, avec un objectif fixé à l’horizon 2029. Le taux national dépasse aujourd’hui 86 %, a indiqué le ministre. Dans ce chantier, un projet de plus de 200 milliards de francs CFA est également associé à l’extension de l’accès à l’électricité.
La mise en œuvre de ces ambitions mobilise aussi les opérateurs privés. À Dakar, la Fédération nationale de l’énergie électrique du Sénégal (FNEES) a été lancée après son Assemblée générale constitutive, avec Mamadou Saliou Sow à sa présidence. Producteurs indépendants, sociétés solaires et éoliennes, installateurs, bureaux d’études et concessionnaires sont concernés : l’organisation entend donner une voix commune à un secteur jusque-là représenté de manière dispersée auprès des pouvoirs publics.
La demande a augmenté de plus de 12 %, tandis que la pointe appelée a atteint 1 400 mégawatts en août. La capacité installée du parc de production dépasse désormais 2 300 mégawatts. Ces chiffres ont été présentés par Abdourahmane Diouf lors de son point de presse, comme le rapporte LII Quotidien.
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Pour sécuriser l’approvisionnement et faire baisser progressivement le coût de production, le ministre cite notamment le renforcement des réseaux, le stockage et le développement des énergies renouvelables. Il met aussi en avant le passage progressif au gaz naturel, alors qu’une part importante du coût de l’électricité dépend encore des combustibles liquides.
Environ 340 kilomètres de gazoduc sont programmés afin d’acheminer le gaz sénégalais vers les centrales électriques et les industries. Abdourahmane Diouf a également évoqué le coût du système électrique et la part prise en charge par l’État lorsque le tarif payé par les consommateurs ne couvre pas entièrement le coût réel.
Le ministre a enfin abordé les interrogations liées au Woyofal. Il a annoncé que l’administration et l’opérateur continueraient à améliorer l’information des consommateurs et la qualité du service. Il a aussi relevé que deux achats de même montant peuvent ne pas donner exactement la même quantité d’énergie.




