Abdoulaye Maïga a salué la « convergence totale de vues » entre Assimi Goïta et Abdelmadjid Tebboune

« Il y a quelques mois, il existait des divergences sur quelques sujets. Mais, aujourd’hui, nous devons nous réjouir et saluer la convergence totale de vues entre leurs Excellences Assimi Goïta et Abdelmadjid Tebboune. » Le 6 août, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga a prononcé ces mots.

Après plus d’une année de tensions qui avaient conduit à une rupture diplomatique, Bamako et Alger ont renoué le dialogue. Cette réconciliation entre le Mali et l’Algérie est le fruit de médiations menées par la Russie, le Niger et le Congo, rapporte Jeune Afrique.

Le 10 juillet 2026, les deux pays ont officialisé le retour mutuel de leurs ambassadeurs et la réouverture de leur espace aérien. Pendant quinze mois, le Mali avait accusé l’Algérie de « parrain des terroristes », fermé son espace aérien aux appareils algériens et rappelé ses représentants diplomatiques.

Cette volte-face intervient après une série de revers militaires. Le 25 avril 2026, une offensive conjointe des rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA) et des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a frappé sept villes. Kidal, symbole du pouvoir d’Assimi Goïta, est tombée. Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué. La pression russe a également pesé dans la décision de Bamako.

Le 9 août 2026, le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb a invité son homologue malien à Alger, sur instruction du président Abdelmadjid Tebboune. L’historien Pierre Vermeren, professeur à la Sorbonne, analyse ce rapprochement comme une extension de l’influence algérienne au Sahel, sur RFI Afrique.

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