Abdou Fall : « Aucune nation ne se construit dans le vivre face à face »

Prenant la parole vendredi, à la suite des interventions consacrées à la question du Sahara occidental, lors de la célébration du 51ᵉ anniversaire de la Marche verte, à la résidence de l’ambassade du Maroc à Dakar, l’ancien ministre Abdou Fall a élargi le débat aux enjeux de paix, de stabilité et de cohésion entre les nations africaines. À l’en croire, « l’unité et la crédibilité de l’État ne sont pas négociables ».

S’appuyant notamment sur l’héritage du président Léopold Sédar Senghor et du roi Hassan II, il a plaidé pour le renforcement de l’unité nationale et la recherche de compromis face aux défis contemporains.

Dans son intervention, il a rappelé une leçon qu’il attribue à l’ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor : dans une République, l’unité, la cohésion nationale et la crédibilité de l’État ne doivent pas faire l’objet de marchandages politiques.

« Dans une République qui se respecte, il y a deux sujets qui ne sont pas négociables, : l’unité et la cohésion nationale, l’unité et la crédibilité de l’État », a-t-il déclaré, estimant que la démocratie doit s’exercer dans le respect de ces principes fondamentaux.

Abdou Fall a également souligné que le contexte international actuel, marqué selon lui par la fin d’un ordre mondial et l’émergence d’un nouveau, impose aux États de consolider leurs fondements.

Pour les pays africains, qui portent encore d’importants projets de développement, la paix et la stabilité constituent des conditions indispensables à la construction nationale.

Illustrant son propos, il a évoqué une réflexion entendue lors d’une campagne électorale en France : les sociétés seraient progressivement passées du « vivre ensemble » au « vivre côte à côte », avant de basculer vers le « vivre face à face ».

« Aucune nation ne se construit dans le vivre face à face », a-t-il averti, insistant sur la nécessité de préserver le dialogue et la solidarité entre les citoyens comme entre les États.

Revenant sur l’importance du compromis évoquée précédemment par l’ambassadeur du Maroc, il a repris une réflexion attribuée à l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger : l’époque des satisfactions absolues serait révolue, laissant place à celle des « insatisfactions fondées ».

Pour le ministre Abdou Fall, les dirigeants doivent désormais privilégier des compromis intelligents, sans renoncer aux principes fondamentaux, afin de surmonter les difficultés et de répondre collectivement aux grands défis du monde contemporain.

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3 commentaires

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  1. Abdou HLM 5 Fall, tu as déjà la solution et tu n’attends plus que l’on appelle pour sortir le Sénégal dans le trou où il se trouve. Bien-sûr Dioumaye devra se délester de quelques centaines de millions pour sucrer le deal. Ha Ha!

  2. Tais toi tes ecrits ne comptent pas old fashion

  3. Voilà quelqu’un qui s’est blanchi sous le harnais de la politique politicienne.