À l’approche du Gamou, le nouvel hôpital de Tivaouane commence progressivement ses activités. Les consultations générales, le laboratoire, l’imagerie médicale et la pharmacie hospitalière constituent les premiers services ouverts.
L’établissement, conçu comme un hôpital de niveau 3, dispose de plus de 300 lits et doit renforcer l’offre de soins dans la région tout en contribuant à réduire la pression sur les structures sanitaires de Dakar. Il remplace l’ancien hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, devenu insuffisant face à la croissance démographique de la ville.
Un plateau technique doté de scanners et d’une IRM
Le nouvel hôpital de Tivaouane comprend 25 services médico-techniques organisés autour de six pôles, dont la chirurgie, le pôle mère-enfant, le plateau technique et l’administration. Son dispositif de diagnostic inclut la radiologie conventionnelle, la radiographie os-poumons, deux scanners de 64 et 128 barrettes ainsi qu’une IRM de 1,5 Tesla.
La structure abrite également une unité pour les grands brûlés, un service de dialyse et une néonatologie équipée de 14 couveuses. Six blocs opératoires figurent aussi parmi les équipements annoncés pour cet établissement construit sur près de 25 000 m², pour un coût supérieur à 46 milliards de FCFA.
Le lancement est assuré par un premier contingent d’environ 90 agents. Les besoins devraient atteindre près de 500 agents lorsque tous les services fonctionneront pleinement.
Le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, présente cette mise en service comme une « réponse stratégique aux défis actuels du système de santé ». Il a aussi évoqué un retard médical d’environ dix ans par rapport aux projections de la carte sanitaire nationale. Le gouvernement prévoit, pour réduire ce déficit, 100 centres de santé, cinq hôpitaux de niveau 1 et au moins quatre établissements hospitaliers de dimension comparable.
Les autorités religieuses de Tivaouane ont salué la satisfaction d’une ancienne demande des populations. Le représentant du khalife général des Tidianes, Serigne Habib Sy Mansour Borom Daradji, a demandé aux Industries chimiques du Sénégal et à la Grande Côte Opérations de renforcer leur appui à l’établissement dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises.
La maintenance des bâtiments et des équipements constitue également une priorité soulevée par le représentant religieux. Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a demandé au FONSIS et à Ellipse de poursuivre, avec l’AGETIP, la levée progressive des réserves restantes, rapporte EnQuête+.
Serigne Habib Sy Mansour a enfin plaidé pour l’installation d’une unité de radiothérapie afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer dans la région.
