À Odobéré, l’activité pointée du doigt dans la dégradation de la rive

À Odobéré, dans le Daandé-Maayo du département de Kanel, les habitants alertent sur une dégradation continue de la rive du fleuve Sénégal. Entre érosion de la berge, inondations répétées et exploitation du sable, la situation est présentée localement comme une source de risques pour les populations et leur environnement immédiat.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, la berge du fleuve est constamment fragilisée par les inondations, tandis que l’espace riverain se dégrade progressivement. Le journal précise que les extractions répétées de sable sur la rive participent à la destruction des dunes, considérées comme des barrières naturelles contre les débordements du fleuve Sénégal.

Cette évolution suscite une vive inquiétude dans le village. Certains habitants ont interpellé les autorités sénégalaises pour demander des mesures correctives. Dans leurs préoccupations figurent à la fois la protection de la rive et la sécurisation des activités menées sur ce périmètre exposé.

Cité dans ce contexte, Mamoudou Sow, présenté comme un acteur du développement local, déclare : « Depuis un certain temps, nous constatons la présence de nombreux camions, qui procèdent à une exploitation du sable de manière excessive, anarchique et incontrôlée ». Il ajoute que cette situation engendre « plusieurs risques graves », notamment à cause des trous creusés sur différents points de la rive.

D’après les éléments relayés, ces excavations exposent directement les habitants, en particulier les femmes, les jeunes et les enfants qui fréquentent les lieux pour le lavage, le sport ou les loisirs. Mamoudou Sow relève également une menace pour le bétail, susceptible de chuter dans ces trous, ainsi qu’un risque élevé de noyade, surtout en période de montée des eaux du fleuve.

Face à cette situation, l’acteur du développement local plaide pour une exploitation du sable qu’il souhaite organisée, responsable et sécurisée. Il appelle à un encadrement strict par les autorités locales, notamment la mairie, avec une régulation des zones d’exploitation et une orientation des exploitants vers des sites jugés moins sensibles.

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