Le Syndicat des médecins privés du Sénégal (Sympes) a tenu son assemblée générale le samedi 25 avril, marquée par l’élection de Dr El Hadji Malick Niang à sa tête. Jusqu’ici secrétaire général de l’organisation, il a été porté à la présidence avec la volonté affichée de poursuivre les actions engagées au sein du syndicat.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le nouveau responsable du Sympes a placé l’unité des médecins privés parmi ses priorités immédiates. « L’une de nos premières priorités, c’est d’unir les médecins privés pour faire face aux défis auxquels nous nous confrontons par rapport à la tarification, à notre profession, à l’avancée de toutes les activités que nous faisons », a déclaré Dr Niang.
Le président nouvellement élu a également insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation de la profession. À ses yeux, la massification du syndicat constitue un levier pour porter les revendications du secteur. Il a notamment évoqué la lutte contre l’exercice illégal de la médecine, en indiquant vouloir s’appuyer sur le ministère de la Santé et sur l’Ordre, qu’il présente comme des acteurs de référence sur ce dossier.
Sur le plan financier, Dr El Hadji Malick Niang a mis en avant la question des remboursements liés aux prestations de soins. Il a expliqué que de nombreuses cliniques prennent en charge des patients relevant du système de tiers payant, notamment via les assurances et les IPM, puis attendent des remboursements qui tardent à venir. Il affirme que ces créances pèsent lourdement sur les structures privées de santé, avec des dettes remontant, selon lui, à plusieurs années.
D’après Sud Quotidien, le nouveau président du Sympes entend aussi travailler sur l’accès aux soins pour les populations vulnérables. Il a indiqué vouloir favoriser l’implantation de cliniques dans les zones où l’État est moins présent, avec l’objectif de rendre les soins accessibles 24h sur 24. Il a également cité la digitalisation parmi les axes de travail du syndicat, qu’il considère comme un outil d’efficacité dans la pratique quotidienne.
Parmi les difficultés évoquées, Dr Niang a enfin mentionné la fiscalité et la tarification appliquée aux structures privées de santé. Selon ses propos, cette tarification « n’a pas bougé depuis 25 ans », un point qu’il présente comme l’un des obstacles majeurs rencontrés aujourd’hui par les acteurs du secteur privé médical au Sénégal.