Les agents contractuels de la santé recrutés directement par des établissements publics réclament l’indemnité de logement accordée, selon leur représentant, à ceux recrutés par le ministère de tutelle. À Kolda, cette différence de traitement alimente une nouvelle mobilisation dans un secteur où les conflits sociaux se sont déjà traduits par des arrêts de travail répétés.
La grève des contractuels de santé à Kolda a été annoncée lors d’une rencontre avec la presse, rapportée par PressAfrik. Le mouvement doit durer 72 heures, du mercredi 28 au vendredi 30 octobre.
Alassane Mballo, secrétaire général du Syndicat des Agents Contractuels de la Santé et de l’Action Sociale (SACSASS) au Centre hospitalier régional de Kolda, estime que cette différence de traitement est injuste entre des travailleurs qu’il considère comme relevant du même statut. « Il faut que cette indemnité de logement soit octroyée à tous », a-t-il déclaré.
Cette revendication s’inscrit dans un climat de tensions récurrentes entre les personnels de santé et les autorités. L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) / And Gueusseum a notamment appelé à des grèves de 48 heures en juillet, puis en août, pour obtenir l’application d’engagements pris par l’État. En août, le syndicat avait aussi boycotté un dialogue sur les réformes du système de santé, jugeant le cadre proposé insuffisant. À Kolda, le conflit porte plus précisément sur l’accès à l’indemnité de logement, mais il rejoint cette contestation plus large des conditions de travail et du traitement des agents.
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Le syndicaliste a également critiqué le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté. Il lui reproche des propos récemment tenus et perçus par les travailleurs comme des menaces contre ceux qui participent à des mouvements de revendication. Mballo a souligné que le ministre est lui-même un travailleur et un ancien syndicaliste.
Certains manifestants portaient des foulards et des brassards rouges.


