À Kaolack, le 29 septembre 2026, le Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (CRAFS) a réuni des acteurs de Kaolack, Kaffrine, Fatick et Diourbel. Ces consultations foncières visaient à recueillir leurs préoccupations, à les informer des orientations annoncées et à présenter les propositions de la société civile pour la réforme, selon dakaractu.
L’enjeu est aussi celui de la place des acteurs locaux dans les décisions. À Sédhiou, Seydi Gassama a déclaré que la gestion des terres ne pouvait plus être l’affaire exclusive des élus, alors que les litiges fonciers constituent la première source de conflits communautaires au Sénégal. Le forum s’y était tenu avec des chefs de village, des maires et des présidents de commissions domaniales.
Le secrétaire permanent du CRAFS, Serigne Ségnane, a expliqué que les préoccupations recueillies à Kaolack seraient transmises aux décideurs et que l’organisation comptait rencontrer des parlementaires. Il a également annoncé un atelier national réunissant les parties prenantes. Le CRAFS s’oppose par ailleurs à une éventuelle immatriculation généralisée des terres, que Serigne Ségnane estime susceptible d’en favoriser la marchandisation.
La sécurisation foncière et les différends entre communes ont aussi été abordés. Sidy Ba, président du Conseil régional de concertation et de coopération des ruraux de Kaolack, a appelé à privilégier le dialogue entre collectivités territoriales pour régler les conflits d’accès aux terres et d’extension communale. Il a également cité les problèmes entre agriculteurs et éleveurs.



