À Dakar, Idrissa Sow alerte sur les menaces contre les défenseurs des droits humains

Les menaces contre les défenseurs des droits humains ont déjà conduit la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à adresser plusieurs appels urgents. Son président, Idrissa Sow, a fait part de son inquiétude lors de la clôture de la 89e session de l’institution, organisée à Dakar du 12 au 21 octobre.

Il a également cité les conflits armés et intercommunautaires, l’insécurité, le terrorisme, les limites de la gouvernance démocratique et de l’État de droit, ainsi que les difficultés d’accès à la justice. Les transformations technologiques, les changements climatiques et le retour récurrent des épidémies représentent aussi, selon lui, des enjeux croissants pour les droits humains.

La situation des défenseurs en Afrique de l’Ouest avait été abordée durant la session. Le 14 octobre, une table ronde organisée par la FAS avait réuni des spécialistes des Nations unies et des organisations civiles africaines autour de l’État de droit et des réponses aux crises politiques. Plusieurs intervenants avaient plaidé pour consolider la démocratie et protéger les libertés civiques. L’APS rapporte qu’Idrissa Sow a également évoqué les lettres d’appels urgents émises par la Commission.

La CADHP a adopté une résolution renouvelant le mandat du rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme, celui du point focal sur les représailles et celui du groupe d’appui associé à ce mécanisme.

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