La Gendarmerie nationale a porté un nouveau coup aux filières d’émigration clandestine dans la région de Kaolack. En deux opérations distinctes, les forces de l’ordre ont interpellé 173 personnes qui tentaient de rejoindre l’Europe par la mer.
La première intervention, le 31 juillet, a mobilisé la Brigade territoriale de Sokone, appuyée par l’Escadron de Surveillance et d’Intervention et une équipe de drones. Trente-six migrants, regroupés dans la forêt de Bossinkang, attendaient un départ prévu pour la nuit suivante. La seconde, dans la nuit du 1er au 2 août, s’est déroulée sur le fleuve après qu’un renseignement eut signalé un embarquement dans le secteur de Fandiongue. Une pirogue de 18 mètres, dissimulée dans la mangrove, a été surprise et ses 137 occupants arrêtés, dont 104 Sénégalais ainsi que des Maliens, Gambiens et Guinéens. Les gendarmes ont saisi deux moteurs hors-bord et 4 760 litres de carburant, comme l’a rapporté Xibaaru.
Ces arrestations rappellent l’ampleur du trafic dans le delta du Saloum. Six semaines plus tôt, 250 candidats au départ avaient été interceptés non loin de là, près de l’île de Bassoul, lors d’une opération menée dans les bolongs. La récurrence des tentatives illustre la pression persistante sur cette zone, où les réseaux de passeurs continuent d’organiser des traversées malgré la surveillance.
Pour la gendarmerie, l’enjeu est de s’adapter. L’usage de drones et de patrouilles fluviales montre une volonté de mieux couvrir ces points de passage discrets, souvent nichés dans la végétation dense. Les trois capitaines de la pirogue ont été neutralisés sans incident avant l’arrestation des passagers.
