Les 13 000 cartes de membre envoyées à Touba dans le cadre des « 48 heures de Pastef » ont toutes été achetées avant 16 heures, a annoncé Ousmane Sonko. Le leader du parti s’est félicité de cet engouement, y voyant la preuve d’une adhésion populaire massive.
En déplacement dans la région de Diourbel, il a défendu une gestion transparente et indépendante de sa formation. « Pastef n’est pas un parti qui puise dans les caisses de l’État pour financer ses programmes. Cela est haram chez nous », a-t-il déclaré. Selon EnQuête+, il a également invité ses militants à ne pas répondre aux provocations, assurant qu’avec la paix, Pastef raflerait toutes les élections.
À Sadio, le ton s’est fait plus direct. Ousmane Sonko a longuement rappelé la genèse de l’alternance de mars 2024 et son choix de Bassirou Diomaye Faye comme candidat de substitution. Il a toutefois laissé entendre des réserves quant à la direction actuelle de l’exécutif, évoquant des doutes au sein de la population et un possible éloignement des engagements initiaux.
Cette prise de parole intervient dans un climat de tensions récurrentes entre le Premier ministre et le président. En juillet dernier, lors d’un meeting à Touba, M. Sonko avait déjà lancé une formule marquante : « Diomaye est assis sur le balai », perçue comme un rappel à l’ordre.
Se positionnant en gardien des idées fondatrices, Ousmane Sonko a estimé que 80 % du combat politique avait été accompli sous son impulsion. Il a présenté les échéances électorales de 2026 et 2029 comme des étapes cruciales pour mener à bien le projet originel du Pastef.
Le leader du Pastef a également annoncé qu’une nouvelle commande de cartes avait dû être passée à Dakar pour répondre à la demande.
