Zone de captage : les calèches dépannent les piétons, un cocher réclame 500 FCfa

À la Zone de captage, dans la commune de Grand Yoff, les eaux qui recouvrent les rues empêchent des véhicules d’avancer et compliquent les déplacements des piétons. Des charrettes assurent alors les traversées, contre paiement, dans les passages les plus difficiles.

Le reportage de Lesoleil, publié après les fortes pluies, décrit des cochers qui se relaient près du bassin de rétention. Le tarif des calèches commence à 200 FCfa pour rejoindre l’autre côté, mais les prix ne sont pas uniformes : un charretier a réclamé 500 FCfa, provoquant une discussion avec un rabatteur chargé d’organiser le passage. Un cocher présent, Cheikh Mbaye, explique que les attelages peuvent rencontrer des bourbiers et devoir changer de route. Il évoque aussi les dépenses liées à l’entretien et à l’alimentation des chevaux.

Pour les usagers, ces trajets répétés pèsent sur le budget. Aïcha Ndiaye, nom d’emprunt, dit avoir payé entre 200 et 300 FCfa par passage et estime que ses déplacements peuvent lui coûter 1 000 FCfa ou plus dans la journée après de fortes pluies. Elle devait rejoindre Castor, mais la voie était obstruée. À Grand Yoff, des calèches circulent aussi entre la station Patte d’Oie et l’église de Grand Yoff, submergées par les eaux. Un trajet avec une femme, un enfant et un gros sac a été facturé 400 FCfa.

Le 5 octobre, les conséquences des pluies touchaient également les transports routiers à Dakar : des véhicules étaient immobilisés et le service Sunu BRT ne circulait que sur une partie de sa ligne. Sur les axes inondés, Massamba Guèye explique que les charretiers modifient leur activité et acheminent des passagers jusqu’au retrait des eaux.

Massamba Guèye précise qu’en temps ordinaire, il stationne devant les magasins pour transporter les marchandises et les bagages des clients.

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