Face aux risques de troubles à l’ordre public liés à certaines manifestations culturelles, le préfet de Ziguinchor, Latyr Ndiaye, a pris un arrêté encadrant les sorties du Kankourang et des « Diambadong ». Le texte instaure notamment un comité de contrôle, rend obligatoire une déclaration préalable et fixe de nouvelles conditions d’organisation de ces événements.
Le préfet de Ziguinchor, Latyr Ndiaye, a signé un arrêté visant à mieux encadrer les sorties du Kankourang ainsi que les manifestations culturelles communément appelées « Diambadong ». Cette décision s’inscrit dans une volonté de préserver l’ordre public tout en protégeant le patrimoine culturel de la région.
La principale innovation du texte est la mise en place d’un comité de contrôle et de supervision chargé de prévenir les violences et les troubles susceptibles de survenir lors de ces manifestations, renseigne l’APS visitée par Senego.
Présidé par le préfet ou son représentant, cet organe réunira les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité, des élus locaux, ainsi que des représentants des quartiers, des organisations de jeunesse et de femmes, des communautés, des associations culturelles, des guides religieux et des communicateurs traditionnels.
L’arrêté introduit également une nouvelle obligation pour les organisateurs. Désormais, toute sortie du Kankourang ou manifestation de type « Diambadong » devra faire l’objet d’une déclaration préalable auprès des services de la préfecture. Cette demande devra être déposée entre trois et quinze jours avant la tenue de l’événement.
Le préfet fixe aussi un calendrier précis pour ces manifestations. Jusqu’à nouvel ordre, elles ne pourront se dérouler que durant les mois d’août et de septembre, exclusivement les week-ends, entre 6 heures et 18 heures.
Par ailleurs, le texte interdit le port d’armes blanches ou de tout objet pouvant être utilisé comme arme, à l’exception de celles traditionnellement associées au Kankourang. Certaines pratiques rituelles, notamment le « Fanikendo » et le « Sibondo », sont également proscrites avant le « Kouyamba ».
Le commissaire central de Ziguinchor est chargé de veiller à l’application de ces nouvelles dispositions, qui entreront en vigueur dès leur publication.
