Dans son rapport semestriel publié le 25 août 2026, couvrant les six premiers mois de l’année, Woodside présente le champ pétrolier de Sangomar comme un site affichant une fiabilité de production de 99,5 %. La compagnie australienne détient 82 % du projet, aux côtés de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen).
La production moyenne atteint 99 000 barils par jour pour l’ensemble du champ, tandis que la part de Woodside s’élève à 83 000 barils quotidiens. La performance des réservoirs S500 dépasse encore les prévisions de l’opérateur, ce qui contribue à limiter le déclin naturel du gisement. L’ampleur des volumes se mesure aussi à l’export : en mai 2026, Sangomar a expédié 2,93 millions de barils en trois cargaisons. Le brut sénégalais bénéficie également de primes sur les marchés européens et sud-asiatiques.
Cette situation conduit l’entreprise à examiner une extension du site. D’après ndarinfo, des discussions sont en cours autour d’une Phase 2 consacrée aux réservoirs supérieurs S400, avec l’utilisation du FPSO Léopold Sédar Senghor déjà installé. Woodside avait auparavant revu à la hausse les réserves de brut du gisement. La progression de la production intervient toutefois dans un contexte de renégociation des contrats pétroliers : le Sénégal n’exclut pas une procédure arbitrale contre BP et Woodside, comme l’a déclaré le 14 mai Khadim Bamba Diagne, secrétaire permanent du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz.
Sur le volet environnemental, l’opérateur indique avoir transmis au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) son deuxième plan de mise en œuvre du cadre OGMP 2.0 sur la réduction des émissions de méthane. Woodside présente cette démarche comme son premier reporting de Niveau 5, le niveau de qualité de données le plus élevé selon l’entreprise.
La production nette revenant à Woodside a atteint 15 millions de barils équivalent pétrole au premier semestre 2026, soit 4 % de plus que lors de la période précédente. Cette hausse est liée à des prix de vente élevés et à une récupération plus rapide des coûts de développement du projet.
