Le Directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, Dahirou Thiam, a tenu à clarifier la position de l’institution sur la question des « wifi communautaires », lors d’une rencontre avec les journalistes de la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal et de l’Union des Radios Associatives et Communautaires.
Une sortie médiatique qui fait suite à un communiqué ayant suscité de nombreuses interrogations. Face à la presse, le DG de l’ARTP est « revenu largement » sur ce texte, précisant qu’il ne s’agissait nullement d’une mesure nouvelle, mais plutôt d’un « rappel des dispositions législatives et règlementaires » en vigueur.
« L’exercice de toute activité de communications électroniques se fait dans le cadre d’un régime juridique bien déterminé », a-t-il insisté. Dans cette logique, il a martelé qu’« aucun acteur, quel que soit le segment, n’a le droit d’exploiter un réseau de communications électroniques sans l’obtention d’une autorisation ».
Mieux, « toute vente de service Internet doit être encadrée et doit être effectuée après délivrance d’une autorisation de fournisseur d’accès à internet », conformément à la réglementation.
S’appuyant sur la Loi n°2018-28 du 12 décembre 2018 et le Décret n°2022-1357 du 07 juillet 2022, Dahirou Thiam a souligné que « le communiqué de l’ARTP ne faisait que rappeler ce principe ». Il a également tenu à dissiper toute confusion : « ce principe textuel ne concerne pas seulement l’utilisation ou le partage des connexions de Starlink ».
En effet, l’interdiction vise de manière générale « l’établissement de wifi communautaire quelle que soit la source », qu’il s’agisse de fournisseurs comme Sonatel, Expresso, YaS ou « de tout autre opérateur ».
Pour mieux illustrer son propos, le DG a recours à une comparaison parlante : « autant les abonnés de services de l’eau et de l’électricité n’ont pas le droit de commercialiser ces produits, autant le bénéficiaire d’un kit ou d’une connexion n’est pas autorisé à les commercialiser à son tour ».
L’ARTP invite les acteurs intéressés à se conformer à la loi : « tous ceux qui souhaitent s’adonner à une activité de communications électroniques doivent prendre l’attache de l’ARTP », a-t-il recommandé, évoquant un accompagnement « aux fins d’une autorisation, le cas échéant ».