L’agence américaine de la Commission des Beaux-Arts a approuvé le projet du président Donald Trump visant à ériger un arc monumental à Washington, DC. L’édifice prévu s’imposera dans le paysage de la capitale fédérale, bien que sa construction suscite des oppositions judiciaires et publiques.
D’après Al Jazeera, cette commission, dont les membres ont été nommés par Donald Trump, a donné son accord pour une structure d’une hauteur de 76 mètres. En cas d’approbation finale, l’arc s’élèvera sur le Memorial Circle, entre le cimetière national d’Arlington et le Lincoln Memorial. Davis Ingle, porte-parole de la Maison Blanche, a présenté cette étape comme l’accomplissement d’une promesse de campagne visant à rendre l’Amérique « sûre et belle à nouveau ».
Le projet prévoit une structure environ deux fois plus haute que l’Arc de Triomphe de Paris et nettement supérieure au Lincoln Memorial. Les expressions « One Nation Under God » et « Liberty and Justice for All » figureront en lettres d’or au sommet du monument. Lors des consultations publiques, près de 75 % des avis exprimés étaient défavorables, beaucoup pointant la dimension jugée excessive de l’œuvre. Des vétérans de la guerre du Vietnam, représentés par le Public Citizen Litigation Group, ont entamé des poursuites judiciaires, arguant que le projet nécessite l’approbation préalable du Congrès.
Au sein même de la commission, des réserves ont été émises. Le vice-président James McCrery II a suggéré de retirer la statue ailée et les aigles prévus au sommet, ainsi que les lions à la base de l’arc, ces derniers n’étant « pas des animaux naturels du continent nord-américain ».
Cette initiative s’inscrit dans une série de modifications urbaines voulues par le président américain. Parmi ses projets figurent la peinture en blanc du granit de l’Eisenhower Executive Office Building et la fermeture pour deux ans du Kennedy Center for the Performing Arts, afin d’y mener des rénovations incluant l’ajout de son nom sur la façade extérieure.
En parallèle, la démolition de l’aile est de la Maison Blanche pour laisser place à une vaste salle de bal reste freinée par la justice. Le juge Richard Leon a autorisé la poursuite des travaux souterrains pour des raisons de sécurité nationale, tout en maintenant son injonction contre la construction de la salle elle-même. Donald Trump a réagi sur les réseaux sociaux en qualifiant ce magistrat, nommé en 2002 sous la présidence de George W. Bush, de juge « hors de contrôle ».