Vols suspendus en Iran : l’ultime échappatoire de 20 heures qui permet encore de quitter le pays

Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 18e jour, l’espace aérien iranien reste paralysé. Avec la suspension des vols internationaux, les civils cherchant à quitter le territoire se retrouvent face à des options extrêmement réduites. Une seule liaison terrestre internationale demeure aujourd’hui opérationnelle pour s’éloigner des zones de tension.

Il s’agit de la ligne ferroviaire reliant la capitale iranienne, Téhéran, à la ville de Van, située dans l’est de la Türkiye. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, ce train constitue l’unique moyen de transport international en service depuis l’Iran. Le trajet, d’une durée d’environ 20 heures, implique le franchissement de la frontière à Kapikoy. Les départs sont organisés deux fois par semaine, les dimanches et mercredis. La billetterie en ligne étant indisponible, les voyageurs sont contraints de se rendre directement aux guichets de la gare pour espérer obtenir une place.

Ce train de nuit, équipé de voitures-couchettes, a récemment transporté 280 passagers, atteignant ainsi sa capacité maximale. Parmi eux figuraient sept étudiantes iraniennes en route pour le Canada afin d’y poursuivre leur cursus. Interrogée par la chaîne française BFM TV, dont les propos sont relayés par Anadolu, l’une d’elles a décrit une situation d’urgence : « C’était ma seule option. En ce moment, on entend le bruit des bombardements très près de notre maison. J’ai cru qu’on nous bombardait et je me suis réveillée d’un coup. » D’autres voyageurs font le trajet inverse, à l’image d’un vacancier rentrant précipitamment à Téhéran par ce même moyen pour constater l’état de son domicile après les explosions.

Cette liaison ferroviaire avait repris du service en mars 2025, après une interruption de cinq ans. Elle a pris une importance capitale depuis l’intensification des hostilités amorcée le 28 février dernier. À cette date, des attaques conjointes menées par Israël et les États-Unis ont frappé l’Iran, causant la mort d’environ 1 300 personnes, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. Son fils, Mojtaba Khamenei, a depuis été désigné pour lui succéder.

En réponse à ces offensives, Téhéran a déclenché une série de frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak, ainsi que des pays du Golfe hébergeant des forces américaines.

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