Le contexte sécuritaire au Moyen-Orient vient de rattraper directement l’agenda diplomatique européen. Lors d’un déplacement officiel dans une zone sous haute tension, les protocoles de sécurité ont dû être activés en urgence face à la menace balistique, modifiant le déroulement initial d’une visite ministérielle.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, s’appuyant sur le média français BFM TV, le ministre français Jean-Noël Barrot a vu son programme à Tel Aviv brusquement interrompu ce 20 mars. Alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole près de l’aéroport Ben Gourion, des alertes aux missiles attribuées à l’Iran ont retenti dans le secteur.
Une première sirène a d’abord forcé l’arrêt immédiat de son convoi. Le ministre a dû patienter à l’intérieur de son véhicule blindé jusqu’à la fin de l’alerte. La situation s’est répétée à son arrivée sur le site : une seconde alarme a contraint Jean-Noël Barrot, son équipe ainsi que les journalistes présents à se replier dans un abri situé à proximité immédiate du lieu prévu pour sa déclaration.
Au moment des faits, la diplomatie française n’avait émis aucune communication officielle concernant ces incidents. Le programme de la visite a néanmoins repris son cours après la levée des alertes, avec des rencontres maintenues à Jérusalem.
Cet événement s’inscrit dans une séquence d’escalade militaire majeure dans la région. Les hostilités ont franchi un nouveau palier depuis le 28 février, date à laquelle des frappes conjointes d’Israël et des États-Unis ont visé l’Iran. Ces opérations ont fait environ 1 300 victimes, parmi lesquelles figure l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a déclenché une vague d’attaques par drones et missiles ciblant non seulement Israël, mais également la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.