Au tribunal d’instance de Mbour, une affaire de violence domestique vient de livrer son verdict. Une altercation d’apparence banale entre deux coépouses a dégénéré en agression physique majeure, nécessitant l’intervention de la justice locale malgré une tentative de conciliation à la barre.
Selon les éléments rapportés par Kawtef, les faits découlent d’un désaccord autour d’une simple canette de boisson. F.S. Sow, la première épouse, s’en est prise à sa rivale, M. Dioum, après que celle-ci lui a refusé une boisson initialement prévue pour un invité de la famille.
L’agression a été perpétrée à l’aide d’un pilon et d’un objet tranchant. À l’issue de l’altercation, la victime présentait des lacérations au visage. Les constatations médicales ont abouti à la délivrance d’un certificat attestant d’une incapacité temporaire de travail (ITT) de 10 jours.
Lors de l’audience publique, la prévenue a tenté de minimiser la matérialité des faits. Face au juge, F.S. Sow a soutenu n’avoir donné qu’une gifle à sa coépouse, une version en contradiction avec les blessures constatées. De son côté, M. Dioum a fait le choix d’accorder publiquement son pardon à son assaillante devant le tribunal.
Toutefois, l’action publique s’est poursuivie indépendamment de ce désistement. Le tribunal a reconnu F.S. Sow coupable des faits de violence qui lui étaient reprochés et l’a condamnée à une peine de quatre mois de prison assortie du sursis.